Montréal
18:27 12 août 2015 | mise à jour le: 12 août 2015 à 18:42 Temps de lecture: 3 minutes

Coupe Rogers: un casse-tête pour le stationnement

Coupe Rogers: un casse-tête pour le stationnement
Photo: Audrey Gauthier/TC Media

Pendant 10 jours, plus de 200 000 personnes transiteront dans les rues de Villeray et de Parc-Extension pour assister à la Coupe Rogers. Cette affluence cause beaucoup de maux de tête aux résidents du secteur qui n’ont plus d’endroit où se stationner.

«C’est très difficile, car il y a un fort achalandage pendant la coupe. Mais c’est un pensez-y-bien d’avoir une voiture à Villeray pendant le tournoi. J’opte davantage pour les transports en commun, ainsi je ne perds pas ma place de stationnement», laisse savoir une résidente de l’avenue Casgrain.

Les critiques se font également entendre sur les réseaux sociaux. Luce de Bellefeuille dénonce l’impossibilité d’avoir une vie normale entre le début et la fin du tournoi. Pour Sylvie Fortin, c’est une «semaine d’enfer».

«La gestion de la circulation est souvent chaotique et il y a peu de respect pour les détenteurs de vignettes», affirme la résidente de la rue Gary-Carter.

Sur place, TC Media a tourné pendant 10 minutes pour trouver un endroit où se stationner à l’ouverture des portes, soit une heure trente avant le premier match. Lors d’une seconde visite, le délai a augmenté à 25 minutes, soit 30 minutes avant le premier duel. Dans tous les cas, il a fallu marcher une dizaine de minutes pour se rendre au stade.

La rue privilégiée
Chaque jour, plus de 20 000 visiteurs se rendent au parc Jarry. Même si certains optent pour les transports actifs ou pour le taxi, plusieurs préfèrent utiliser leur véhicule qu’ils immobilisent dans les rues avoisinantes.

«Nous nous stationnons dans la rue, car c’est gratuit, mais je dois souvent tourner en rond pendant un certain temps pour me trouver une place. En 2014, je me stationnais très loin du parc Jarry, car il n’y avait plus de d’espace à proximité», indique Judith Picard, une passionnée de tennis.

«Je viens toujours à la Coupe Rogers en métro, car c’est un véritable casse-tête de venir se stationner dans le coin pendant le tournoi. C’est une vraie problématique», ajoute une habituée de l’événement.

Même certains employés ont avoué se stationner dans les rues limitrophes au lieu d’utiliser le stationnement qui leur est réservé, au collège Ahuntsic.

«Le stationnement est trop loin du parc Jarry. Pour me trouver une place à proximité, je dois arriver une heure avant mon quart de travail», mentionne une employée de Tennis Canada.

Des efforts

Tennis Canada reconnaît que le tournoi peut créer des désagréments pour les résidents et employeurs du secteur. «Nous savons que c’est dérangeant pour les résidents. Nous recevons des plaintes à ce sujet, chaque année. Nous travaillons fort pour diminuer la pression automobile dans les rues et pour diminuer les inconvénients chez nos voisins», souligne Alain Beaupré, directeur du Stade Uniprix.

L’organisation propose 2930 places de stationnement pour ses clients, ses employés et bénévoles. De plus, elle a installé 285 supports à vélo pour inciter les spectateurs à utiliser les transports actifs.

«Nous avons également un partenariat avec la Société de transport de Montréal. Chaque détenteur de billets de la Coupe Rogers reçoit deux titres de transport gratuit», fait valoir M. Beaupré.

Pour diminuer les impacts auprès de ses voisins, Tennis Canada offre également une centaine de billets gratuits aux résidents des Jardins Jarry.

L’organisation est en discussion avec d’autres entreprises du secteur pour tenter d’augmenter son nombre de stationnements disponibles pour ses détenteurs de billet.

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