Soutenez

Le projet de caméras corporelles des policiers se décidera-t-il à huis clos?

Un projet pilote similaire auprès de 100 policiers à Toronto. Photo: Collaboration spéciale

Les paramètres du projet-pilote de cameras vidéo corporelles sur les policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) doivent être débattus en consultation publique, clame Projet Montréal.

«Ce projet pourrait être une bonne idée, mais ça dépend vraiment de la manière dont c’est encadré», a affirmé lundi l’élu de Projet Montréal, Alex Norris qui siège aussi à la Commission de la sécurité publique de la Ville.

Si les expériences similaires ailleurs aux États-Unis semblent avoir donné de bons résultats en matière de baisse des agressions envers les policiers, de même qu’au niveau des cas de brutalité policière, encore faut-il que tous les aspects soient débattus pour éviter les dérapages, a ajouté M. Norris.

«Les caméras qui seront équipées d’un système de reconnaissance faciale filmeront-elles constamment où alors ce sera le policier qui l’actionnera? Qui sera le propriétaire des images et qui aura le pouvoir de les diffuser? Les images seront-elles accessibles en vertu de la Loi sur l’accès à l’information? Qu’en est-il du respect à la vie privée?» se questionne notamment M. Norris.

Or, la Commission de la sécurité publique qui pourrait se pencher sur le dossier siège habituellement à huis clos. «Le débat entre les élus du conseil municipal pourrait en outre manquer de substance si on ne laisse pas les chercheurs et les criminologues se prononcer sur la question, de même que les spécialistes du droit, les militants opposés au profilage racial et social et même les policiers», résume M. Norris.

Une motion sera déposée par le parti au prochain conseil municipal. Au moment de publier, il n’avait pas été possible de recueillir les commentaires ni d’Anie Samson, l’élue de l’Équipe Coderre responsable de la sécurité publique, ni du SPVM.

«Ce projet, non seulement j’y crois, mais c’est un projet qui va prendre forme et qui sera réalisé dans les prochains mois», avait affirmé il y a deux semaines au journal Métro, le nouveau directeur du SPVM, Philippe Pichet.

«Au moment où on se parle, il y a un comité qui se met en place. Il va falloir déterminer toutes les modalités reliées à ça, comme l’utilisation des images, l’accès à l’information, le nombre de caméras, la façon de faire, et déterminer sur quelles unités on va les essayer», avait-il ajouté.

L’exemple de Toronto en cinq questions ici

 

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.