Soutenez

Sainte-Anne-de-Bellevue: le budget 2016 adopté contre toute attente

Photo: François Lemieux/TC Media

L’impasse budgétaire qui perdurait depuis le 15 décembre à Sainte-Anne-de-Bellevue a pris fin lundi soir alors que trois conseillers qui s’opposaient à l’adoption du budget 2016 se sont ralliés au document proposé «dans le contexte de ne pas bloquer l’administration».

Le conseil était en situation d’impasse depuis la semaine dernière alors que les conseillers des districts 4, 5 et 6, Daniel Boyer, Yvan Labelle et Michel Boudreault s’opposaient au budget. Les conseillers des districts 1 et 2, Dana Chevalier et Ryan Young, ainsi que la mairesse l’appuyaient.

Les trois conseillers dissidents s’opposaient principalement au maintien d’un poste d’adjointe administrative pour la mairesse et le directeur général, une position qui commande un salaire d’environ 66 000$.

Les trois conseillers ont d’ailleurs tenté d’amender le budget avant qu’il ne soit adopté en proposant une motion afin d’exclure le poste d’adjointe administrative du document. La motion s’est butée à une impasse. Le vote du budget a ensuite été passé à l’unanimité alors que les trois conseillers dissidents se sont ralliés à la mairesse.

«Si le budget n’avait pas été voté, l’administration n’aurait pas pu taxer donc ça l’aurait empêché de fonctionner correctement», explique Yvan Labelle qui croit tout de même que l’administration pourrait se passer du poste d’adjointe administrative contesté.

«Ce n’est pas une question de couper à tout prix. S’il y a un aménagement à faire pour être plus efficaces, faisons-le. On veut avoir la discussion et en parler. En ce moment, il n’y a pas eu de discussion là-dessus», dit-il.

La mairesse, quant à elle, juge essentielle le poste d’adjoint administratif à la mairesse et au directeur général.

«Je siège sur trois commissions, j’ai un travail et je suis également mairesse. Mes journées sont pleines. Si je veux être certaine de répondre aux citoyens dans un délai de 24 à 48 heures, je vais avoir beaucoup de misère si je n’ai pas d’adjoint administratif», avance-t-elle.

«Ce sont des gens qui ont arbitrairement décidé que nous avions trop de monde à la ville. Ils ne peuvent pas nous donner une raison rationnelle pourquoi ce poste devrait être coupé».

Intérêts
Si le budget n’avait pas été adopté lundi, la mairesse affirme que la ville n’aurait pas pu tenir de prochaine séance extraordinaire afin de procéder à un nouveau vote tout en respectant les délais légaux avant le 18 janvier, ce qui aurait résulté en un emprunt pour la ville pour payer des frais d’intérêts de 63 000 $.

Malgré que le budget ait passé, le programme triennal d’immobilisation (PTI) a quant à lui résulté en une impasse.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.