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Haltes-chaleur: une rencontre entre le maire et les organismes est prévue

Photo: TC Media Catherine Paquette

Les organismes communautaires qui viennent en aide aux itinérants rencontreront le maire Denis Coderre afin de discuter du fonctionnement des haltes-chaleur. En cette période de grands froids, ils exigent que le seuil de température nécessaire pour ouvrir les haltes soit revu à la hausse.

Attendu de pied ferme lors du dîner des rois de l’accueil Bonneau, le maire Coderre se serait dit ouvert à la mise en marche des haltes-chaleur dès -20 °C ou -15 °C et a promis de rencontrer les organismes dans deux semaines, rapporte Alexandre Paradis, fondateur de SOS itinérance.

Pour le moment, les haltes-chaleur, dont une à Hochelaga-Maisonneuve et une dans Ville-Marie, sont ouvertes la nuit, de 23h à 7h lorsque la température atteint -27 °C. Les organismes demandent qu’elles soient ouvertes dès -15 °C.

À la Ville de Montréal, on confirme que le maire «n’était pas réfractaire à revoir notamment la température à laquelle la halte entre en fonction, en discutant avec tous les partenaires impliqués dans la lutte à l’itinérance», indique Louis-Pascal Cyr, directeur des communications.

Le maire s’est dit ouvert, mais n’a pas voulu se prononcer publiquement, selon M. Paradis. «Il a promis de nous téléphoner et nous a demandé de ne pas faire de pétition. Il a dit qu’on pourrait régler ça « en famille » sans problème», indique-t-il.

Depuis vendredi, plus de 500 noms se sont ajoutés à la pétition qu’avaient signée 2500 personnes peu après son lancement la semaine dernière par SOS itinérance et Solidarité dans la rue. Les deux organismes concentrent maintenant leurs efforts pour présenter à M. Coderre des lettres d’appui en faveur des haltes-chaleur. Ils disent préparer «d’autres actions», sans en préciser la nature.

La députée d’Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier, a déjà fourni une lettre d’appui aux deux organismes en vue de cette rencontre avec le maire.

«Je pense que même s’il s’agit de nouvelles ressources, il faudrait avoir un peu plus de flexibilité. Il serait probablement possible d’avoir une stratégie où l’on interviendrait à 15 °C. […]  Il faudrait aussi tenir compte de la possibilité d’ouvrir plus tôt, d’étendre les heures d’ouverture pour ne pas laisser ces gens dehors», a-t-elle affirmé en entrevue avec TC Media.

Une ressource en cas d’urgence
Bien qu’elle reconnaisse l’importance des haltes-chaleur lors des soirs de grands froids où les refuges sont plein, la directrice de l’Unité d’intervention mobile l’Anonyme, Sylvie Boivin, ne penche pas pour une extension de la période d’ouverture des haltes.

«Il faut se rappeler que les haltes-chaleur sont une ressource pour les cas d’urgence, lorsqu’il fait -27 °C et que c’est dangereux pour la santé, comme l’a statué la Direction de la santé publique. Ce sont de nouvelles ressources qui s’ajoutent à toutes celles déjà disponibles à Montréal», affirme-t-elle.

La directrice de Solidarité dans la rue, Caroline Leblanc, rappelle l’importante place que prennent les animaux de compagnie pour les personnes itinérantes. «Plusieurs personnes ne vont pas utiliser les refuges parce qu’elles ne peuvent pas y entrer avec leur animal de compagnie. Les haltes-chaleur sont là pour ces personnes», justifie-t-elle.

Il y avait 11 personnes lors de la première nuit de la halte-chaleur dans Hochelaga-Maisonneuve le 5 janvier.

 

 

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