Montréal
14:46 13 janvier 2016 | mise à jour le: 13 janvier 2016 à 18:51 Temps de lecture: 3 minutes

Amaya paye plus de 9 M$ au fisc italien pour PokerStars

Amaya paye plus de 9 M$ au fisc italien pour PokerStars
Photo: PokerStars

AmayaL’entreprise montréalaise de jeux en ligne Amaya a versé 9 millions de dollars (5,9 millions d’euros) aux autorités fiscales italiennes dans le règlement d’un litige avec leur filiale PokerStars.

Le gouvernement italien estimait que PokerStars lui devait environ 85 millions d’euros relativement aux activités exercées au cours des années d’imposition 2009 à 2014. Amaya a acquis cette marque en août 2014, en étant au courant du litige.

«Quand on achète une entreprise, on achète son passé légal, explique Pierre-Yves McSween, chroniqueur économique chez Cogeco. Il est normal que le nouvel acquéreur soit lié aux fautes du passé, il en devient responsable, même s’il ne les a pas commises.»

PokerStars domine sur le marché international. La plus grande salle de poker virtuel au monde accueille plus de 35 millions de membres dans une centaine de pays, soit plus de 300 000 joueurs connectés en simultané.

«Ils ont une part de marché environ dix fois plus grande que leurs compétiteurs, confirme Dominic S. Fugère, analyste de poker à RDS. Au-delà d’être le plus gros joueur, c’est aussi le plus visible. Depuis 2003, ils commanditent la majorité des champions de poker, comme Jonathan Duhamel, et plusieurs tournois télévisés.»

Pour M. Fugère, même si la somme du litige est importante, ce n’est pas inquiétant pour la compagnie, dont le chiffre d’affaires est estimé à plus d’un milliard $.

Une entente à la baisse

L’entente passant de 85 à 5,9 millions d’euros constitue un règlement définitif et le versement comprend toutes les sommes dues aux autorités italiennes pour les périodes visées.

«Règle générale, lorsqu’il y a une réclamation, il peut y avoir une zone d’interprétation et une marge de négociation, dit M. McSween. Et lorsque le règlement est rapide, on sauve du temps et de l’argent, ce qui incite parfois les parties à réviser leurs positions initiales.»

Selon lui, laisser traîner ce type de litige pourrait nuire à l’image d’une entreprise et aux opérations commerciales. Les autres pays pourraient être alors moins enclins à l’accueillir.

Ayant son siège social à Pointe-Claire, Amaya, est un fournisseur de produits et de services fondés sur la technologie dans le secteur du jeu et du divertissement interactif mondial.

L’Autorité des marchés financiers (AMF) enquête présentement pour délits d’initié sur des transactions boursières de plus de 20 millions de dollars sur le titre d’Amaya.

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