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Grogne chez les employés de l’hôpital Fleury

Grogne chez les employés de l’hôpital Fleury
Photo: Chantal Lévesque / Métro

Une trentaine d’employés de l’hôpital Fleury à Ahuntsic ont tenu un rassemblement ce midi pour dénoncer «la mauvaise gestion» de la direction de l’établissement de santé qui mettrait les malades «en danger».

C’est la réduction du nombre d’employés due à la réorganisation des services de santé qui est pointée du doigt par les manifestants.

«Aujourd’hui, en tant qu’infirmière, je trouve qu’il est dangereux d’admettre encore des malades dans cet hôpital», s’insurge Régine Laurent, présidente de la Fédération des infirmières du Québec (FIQ).

Pour elle, le manque d’effectifs fait qu’il n’est plus possible de soigner convenablement les malades.

«Moi je n’enverrais personne se faire soigner dans ces conditions, cela devient dangereux pour les patients», s’indigne-t-elle.

Elle indique que les infirmières sont déplacées et ne sont pas remplacées et que, conséquemment, des patients attendent des heures pour être soignés ou soulagés.

«Au troisième étage, à la chirurgie, il y a 30 malades avec deux infirmières, il devrait y en avoir au moins quatre», illustre-t-elle.

Pour elle, l’harmonisation et la réorganisation des services de santé sont des compressions déguisées.

«Le ministre Barette ne veut pas reconnaître les réductions du personnel, mais c’est ce que nous vivons à l’hôpital Fleury», dit Mme Laurent.

Une rencontre avec les représentants syndicaux devrait avoir lieu le 28 janvier, nous indique-t-on.

«Nous avions prévu cette réunion avant notre action, précise Julie Duschesneau, présidente du syndicat interprofessionnel du CSSS Ahuntsic Montréal-Nord. Nous espérons qu’avec cette action, l’employeur nous écoutera.»

Cette rencontre est la deuxième que tiendra Adélaïde De Melo, directrice des soins infirmiers du CIUSSS du Nord-de-l’Île avec les représentants syndicaux des infirmières.

«Probablement que les employés n’ont pas tout compris de notre nouvelle organisation, mais il n’est pas question de réduire le nombre d’infirmières», assure-t-elle.

Elle reconnaît une part de responsabilité parce que les explications n’ont probablement pas toutes été données.

Selon Mme De Melo, en dehors des absences ordinaires du personnel, les postes sont maintenus.

«Ce sera une occasion pour expliquer notre nouveau plan clinique de soins infirmiers», souligne-t-elle.

Elle assure qu’elle a dans ses postes budgétés 40 emplois d’infirmières en plus du nombre normalement alloué à l’hôpital Fleury.