Montréal
14:21 14 avril 2016 | mise à jour le: 18 avril 2016 à 11:22 temps de lecture: 3 minutes

Le BIXI sera gratuit six dimanches durant la saison

À partir du 29 mai, les vélos BIXI seront gratuits les derniers dimanches du mois selon les modalités de location habituelles.

«Nous espérons que ça incitera ceux qui ne sont pas adeptes de BIXI d’en faire l’essai», a déclaré jeudi la présidente du conseil d’administration de BIXI-Montréal, Marie Elaine Farley, à l’occasion du lancement de la saison. Les BIXI seront de retour dans les rues de Montréal vendredi.

Parmi les autres nouveautés, signalons la création d’un nouveau site web rendant l’inscription plus rapide et la présence de valet pour récupérer les vélos durant les grands festivals afin d’éviter l’engorgement aux stations.

«L’objectif annuel de 1000 nouveaux abonnés par saison est d’ores et déjà atteint avec plus de 2 000 nouveaux abonnés», s’est félicité l’élu responsable du dossier vélo au sein de l’administration Coderre, Marc-André Gadoury.

En 2014, les surplus générés par les opérations de BIXI-Montréal se sont élevés à 800 000$ qui ont notamment permis de rembourser des immobilisations comme la flotte de camions. Ils devraient certainement dépasser 1M$ pour 2015, étant donné que le nombre de déplacements occasionnels a grimpé de 91% (257 000 déplacements) grâce à la possibilité d’acheter un déplacement unique pour 2,75$ (2,95$ cette année).

Ces surplus ne serviront pas à étendre le réseau, malgré les demandes répétées de plusieurs citoyens sur les réseaux sociaux. «Une partie de l’argent est retourné dans les coffres de la Ville. D’une certaine manière, c’est bon pour le contribuable», a expliqué Mme Farley. Chaque année, la Ville de Montréal verse 2,9M$ à BIXI-Montréal pour ses opérations.

«Pendant ce temps, quelque 20 000 nouveaux vélos ont été ajoutés aux flottes de Londres, New York, Chicago et Washington, notamment. Et pas plus tard que cette semaine, Toronto a annoncé qu’elle doublerait le nombre de vélos en libre-service sur son territoire. Pourquoi Montréal, là où est né BIXI, n’a-t-elle pas droit aux mêmes égards? », déplore Marianne Giguère, élue du parti Projet Montréal.

Trois idées pour BIXI-Montréal

  • Le paiement en espèces comme Philadelphie et son partenariat avec la startup PayNearMe pour introduire un système de paiement en espèces dans des dépanneurs. À défaut, opter pour le paiement avec carte de débit comme Chicago
  • Acheter le futur Bixi électrique en cours de conception par le fabricant Devinci et convaincre ainsi le Montréal à cravates
  • Déposer un dossier à l’Agence du revenu du Canada pour que l’abonnement annuel soit déductible d’impôts. Si c’est bon pour les abonnements au gym, c’est certainement bon pour Bixi!