Plus de 250 chantiers paralysés par la grève des ingénieurs de l’État
QUÉBEC — Le conseil général du Parti libéral du Québec s’est ouvert, samedi matin, à Trois-Rivières sur fond de tensions avec les ingénieurs du gouvernement.
Ceux-ci ont bruyamment accueilli les membres du PLQ à l’entrée de l’hôtel Delta, à l’aide de klaxons et de vuvuzelas.
Les 1400 ingénieurs de l’État sont en grève depuis le 24 mai.
Selon des données du ministère des Transports obtenues par Radio-Canada, la grève paralyserait actuellement plus de 250 chantiers à travers la province.
M. Moreau parle plutôt de 50 chantiers «sous surveillance».
De son côté, l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ) dit ne pas recenser tous les chantiers arrêtés, mais que le nombre total dépasse les 50 avancés par M. Moreau qui semble très peu, a indiqué son président, Marc-André Martin.
Ces chantiers requièrent la présence des ingénieurs pour diverses raisons, dont la surveillance et l’inspection.
Une rencontre de négociation a eu lieu mercredi entre les représentants syndicaux des ingénieurs et ceux du Conseil du Trésor.
Samedi, M. Moreau a clairement indiqué que le conflit ne s’éternisera pas, laissant planer la possibilité d’adopter une loi spéciale pour forcer le retour au travail.
Selon M. Martin, les pourparlers achoppent principalement sur les salaires.
«Il [Pierre Moreau] refuse de reconnaître notre expertise et de payer un ingénieur à sa juste valeur», a lancé le président syndical.
«Comment se fait-il que le salaire moyen d’un ingénieur au gouvernement soit de 74 400 $ et le salaire moyen d’un technicien chez Hydro-Québec soit de 82 200 $», a questionné M. Martin qui affirme qu’il s’agit d’un manque d’équité.