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12:56 29 juillet 2017 | mise à jour le: 29 juillet 2017 à 13:44 Temps de lecture: 4 minutes

Sprint final de la course à la direction du NPD

Sprint final de la course à la direction du NPD
Photo: La Presse canadienneGuy Caron, left, speaks as Charlie Angus and Niki Ashton look on in the first debate of the federal NDP leadership race, in Ottawa on March 12, 2017. Many NDP supporters may be focused on putting their feet up for the rest of the summer but their party's leadership race is about to enter a critical phase as candidates eye the last leg of the campaign to replace Tom Mulcair. From now until the finish line, four candidates -- Quebec MP Guy Caron, Manitoba MP Niki Ashton, Ontario MP Charlie Angus and Ontario legislator Jagmeet Singh -- will be focused on the final push to sign up new members, especially with a looming Aug. 17 cutoff to bring in fresh blood. THE CANADIAN PRESS/Justin Tang

OTTAWA — Si bon nombre de partisans du Nouveau Parti démocratique s’accordent un répit estival, la course à la direction du parti est sur le point d’entrer dans son sprint final.

Avant d’atteindre la ligne d’arrivée, les quatre candidats — le député québécois Guy Caron, la députée manitobaine Niki Ashton, le député ontarien Charlie Angus et l’élu provincial Jagmeet Singh, aussi de l’Ontario — mèneront un dernier effort pour recruter de nouveaux membres. Ils ont jusqu’au 17 août pour apporter du sang neuf à la formation.

«Ultimement, ce sera un facteur important pour déterminer qui remportera la course», estime l’ancien directeur national du parti, Karl Bélanger.

«C’est un moment crucial, a-t-il poursuivi. Quand tu fais entrer tes propres gens, c’est beaucoup plus facile de savoir où ils aboutiront et qui ils finiront par appuyer.»

Cette semaine, Élections Canada dévoilera d’ailleurs les données de financement du deuxième trimestre, avant le débat prévu à Victoria. Il s’agit d’un moment décisif de la course, croit M. Bélanger, alors que les candidats doivent démontrer aux membres qu’ils ont de l’élan en vue du scrutin.

«Si on est capable de montrer sa capacité, en tant qu’individu, à amasser un montant important, on montre le potentiel qu’on a une fois qu’on devient chef et qu’on utilise l’organisation et les infrastructures en place pour amasser encore plus d’argent», a-t-il exposé.

Le député Nathan Cullen, un vétéran néo-démocrate ayant participé à la dernière course à l’investiture, s’intéresse aux dons qu’auront collectés les candidats et à leur maîtrise des réseaux sociaux.

«Si un candidat est capable d’être et de démontrer qu’il a de l’impulsion, ça vaut son pesant d’or», soutient l’élu de Colombie-Britannique.

Au cours du premier trimestre, Charlie Angus menait sur le plan du financement avec 110 765 $, suivi par Niki Ahston, qui avait amassé 65 521 $, puis Guy Caron, avec 57 235 $. Jagmeet Singh n’avait alors toujours pas lancé sa campagne.

L’équipe de Niki Ashton affirme avoir engrangé plus de 100 00 $ durant le mois de juillet seulement.

«Je dirais que si notre campagne est un signe quelconque, nous avons vu une réponse incroyable en matière de financement», a-t-elle déclaré.

Tous les membres du parti pourront se prononcer dans l’élection du nouveau chef, en ligne ou par la poste. Le vainqueur aura non seulement récolté le plus de voix, mais également atteint la majorité absolue — soit plus de la moitié des votes. Donc, bien que le scrutin s’amorcera en septembre, il pourrait s’étirer sur plusieurs tours, jusqu’au mois d’octobre.

En vertu du système préférentiel, les membres devront classer les candidats par ordre de préférence. Seuls ceux qui votent en ligne pourront ensuite modifier cet ordre d’un tour à l’autre.

De son côté, Jagmeet Singh se pose en candidat capable de faire grossir les rangs néo-démocrates.

«Je pense que l’avantage de ça est que nous aurons un plus gros parti, avance-t-il. À la fin de la candidature, l’objectif serait de soutenir financièrement le parti pour que nous soyons dans une meilleure position pour être dans la compétition en 2019, et de faire croître le parti pour que nous soyons dans une meilleure position pour former le gouvernement.»

L’argent et l’effectif constituent deux enjeux clés pour le parti, qui comptait 45 000 membres vers la fin de l’an dernier — loin des 120 000 membres dénombrés lors de l’investiture de Thomas Mulcair, en 2012.

Le parti est également accablé d’une dette d’environ 5,5 millions $, selon ses résultats financiers de l’an dernier.

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