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Nutrition: Pas de programme universel pour les écoles du Québec

Club des petits déjeuners
Photo: Gracieuseté/TC Media

Alors que s’est ouvert dimanche à Montréal un Forum international sur la nutrition infantile pour discuter des programmes nationaux de nutrition en milieu scolaire, le Québec est encore loin d’offrir à tous les enfants un petit déjeuner gratuit à l’école.

En marge de l’ouverture de ce forum organisé par la Global Child Nutrition Foundation, le Centre d’excellence contre la faim du Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU et le Club des petits déjeuners du Canada, le maire de Montréal, Denis Coderre, a réitéré sa volonté qu’un petit déjeuner soit servi gratuitement dans toutes les écoles primaires de la métropole d’ici trois ans. «Cette année on a déjà servi 135 000 déjeuners de plus et on est rendus à une cinquantaine d’écoles», a-t-il dit, jugeant que toutes les écoles devraient bénéficier d’un tel programme.

Si le ministre de l’Éducation du Québec, Sébastien Proulx, a qualifié l’initiative montréalaise d’«excellente» et déclaré qu’il allait «la soutenir», il n’a pas l’intention de créer un programme universel pour les écoles de la province. «Il y a une limite à ce qu’on peut faire, dans la mesure où on investit beaucoup à plusieurs endroits. Est-ce qu’il y a un programme qui devrait être mis en place pour tout le monde? Je ne suis pas certain», justifie-t-il, rappelant que les écoles qui sont classées dans les trois pires cotes de défavorisation ont accès au programme alimentaire de Québec et que plusieurs initiatives locales existent déjà.

«Les programmes de repas scolaires attirent les enfants à l’école et contribuent à l’égalité des sexes, et à réduire la pauvreté et les inégalités» – Daniel Balaban directeur du Centre d’excellence contre la faim du PAM de l’ONU.

Ironiquement, alors que 300 dignitaires de plus de 60 sont réunis à Montréal jusqu’à jeudi, le Canada est le seul pays du G7 à ne pas avoir de programme national de nutrition pour les enfants, a souligné le président fondateur du Club des petits déjeuners, Daniel Germain. «Je lance un appel haut et fort à nos décideurs politiques fédéraux pour qu’ils s’engagent à élaborer une stratégie nationale exhaustive», a mentionné M. Germain.

Ce genre de programme a pourtant fait ses preuves, notamment au Brésil, où tous les enfants qui fréquentent l’école publique reçoivent deux repas par jour. «Une seule action peut faire une grande différence», a souligné Daniel Balaban, qui a piloté le Programme national d’alimentation scolaire brésilien et qui est désormais directeur du Centre d’excellence contre la faim du PAM de l’ONU.

Questionné à savoir si le Québec pouvait apprendre des expériences d’autres pays lors du forum, le ministre Proulx a annoncé que des gens du ministère y seraient «pour voir comment on peut bonifier nos politiques publiques».

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