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Lac-Mégantic: Thomas Harding refuse l’offre du maire de Louiseville

Lac-Mégantic: Thomas Harding refuse l’offre du maire de Louiseville
Photo: THE CANADIAN PRESSTrain driver Thomas Harding, left, leaves the courtroom during a break on the first day of the Lac Megantic trial in Sherbrooke, Que., on Monday, October 2, 2017. Closing arguments are scheduled to begin in Quebec today at the jury trial of three men charged with criminal negligence in the Lac-Megantic rail disaster that killed 47 people.THE CANADIAN PRESS/Ryan Remiorz

SHERBROOKE, Qc — Thomas Harding, le chef de train impliqué dans la tragédie de Lac-Mégantic en 2013, a signifié au maire de Louiseville, Yvon Deshaies, qu’il ne pouvait pas accepter son offre de réaliser 240 heures de travaux communautaires dans cette ville de la Mauricie. M. Harding a fait parvenir au maire une lettre dans laquelle il évoque l’état de santé de sa mère.

Son avocat, Me Charles Shearson, a souligné qu’il était difficile pour M. Harding de s’éloigner de sa ville puisqu’il devait agir comme aidant naturel auprès de sa mère. Il a expliqué qu’il devait s’occuper quotidiennement de celle-ci. Il a ajouté que M. Harding tenait cependant à respecter l’ordonnance qui a été émise par le tribunal.

Me Shearson a mentionné que M. Harding avait toutefois été touché par l’invitation du maire de Louiseville et qu’il tenait à le remercier. Il était content de ce geste humain qui n’était pas obligatoire et qui en a surpris quelques-uns, selon Me Shearson.

Au début du mois dernier, Thomas Harding avait reçu une peine de six mois de prison à purger dans la communauté et 240 heures de travaux communautaires. Cette peine lui avait été imposée pour une infraction pénale à la Loi sur la sécurité ferroviaire, soit d’avoir omis de faire des tests sur les freins à main du train, avant de le laisser pour la nuit en haut d’une pente. M. Harding a plaidé coupable.

Il s’agissait des procédures intentées par la Couronne fédérale, distinctes du procès pour négligence criminelle causant la mort, qui s’est terminé à la mi-janvier par un acquittement pour M. Harding et ses deux coaccusés. Quarante-sept personnes ont été tuées lorsque le train a déraillé et explosé au centre-ville de Lac-Mégantic le 6 juillet 2013.

Le maire Deshaies avait suivi les procédures criminelles et pénales à la suite du drame ferroviaire. Il avait trouvé cela très dur pour M. Harding. Il voulait lui offrir du travail d’entretien à l’église de sa ville pour l’aider.

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