Infrastructures routières : le temps est venu de passer à l’action
Au cours de la campagne électorale, Mme Pauline Marois a affirmé qu’une fois élue, elle consacrerait au transport en commun des sommes prévues pour le développement des infrastructures routières. Maintenant qu’elle est devenue première ministre, le temps est venu de passer à l’action.
Le parti de Mme Marois s’est engagé à réduire les émissions de GES du Québec de 25 % d’ici 2020 (par rapport au niveau de 1990). Si le nouveau parti au pouvoir veut réaliser cet objectif, il n’a d’autre choix que de s’attaquer au secteur des transports. Au Québec, le secteur des transports compte pour 43 % de toutes les émissions de GES! Ses émissions ont augmenté de presque 33 % entre 1990 et 2008. Il faut que ça cesse. Il faut casser cette tendance! Sinon la lutte contre le réchauffement climatique, ce n’est que des mots!
Pendant leurs neuf années au pouvoir, les libéraux se sont fait une «spécialité» : enfoncer dans la gorge de la Ville de Montréal des infrastructures routières qu’elle ne désirait pas. Dans un premier temps, il y a eu le prolongement de l’autoroute 25 vers Laval, alors que Montréal s’était plutôt fixé comme priorité le prolongement de la ligne bleue du Métro jusqu’à Pie-IX.
Dans un deuxième temps, il y a eu la réfection de l’échangeur Turcot. Dans ce dossier, le milieu montréalais réclamait une diminution de la capacité de l’échangeur. Avec l’argent ainsi économisé, on voulait développer les transports collectifs et éviter ainsi l’afflux de nouveaux véhicules au centre-ville, qui est déjà passablement congestionné. Les libéraux de Jean Charest ont fait la sourde oreille et imposé leur projet Turcot. Pendant ce temps, les coûts ont explosé, passant de 1,5 G$ à plus de 3 G$.
Maintenant que les libéraux ont été défaits, il est temps pour Mme Marois et Québec solidaire de se mettre à l’écoute des Montréalais et de revoir ce projet orgiaque qu’est Turcot. Quant à la Coalition avenir Québec, qui veut «rationaliser» un peu partout, elle a là l’occasion unique de démontrer son sérieux en appuyant une éventuelle refonte du projet Turcot par le Parti québécois.