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Des citoyens s'unissent pour sauver Radio-Canada

Un groupe de citoyens a lancé dimanche le mouvement SOS Radio-Canada dans l’espoir de mobiliser la population autour de la survie de la société d’État. Invité à jouer le rôle de porte-parole du mouvement, Emmanuel Bilodeau, qui a été journaliste à Radio-Canada avant d’être comédien, n’a pas hésité une seconde. Métro s’est entretenu avec lui afin de comprendre la bataille à mener.

Comment est né le mouvement SOS Radio-Canada?
Un petit groupe de citoyens attachés à Radio-Canada a vu ce qui se passait avec les coupures imposées par le gouvernement Harper et a entendu l’appel de Bernard Derome [NDLR : appel lancé lors de la remise de la Médaille d’honneur, le 21 mai]. Ces citoyens ont senti la soupe chaude et n’ont pas voulu baisser les bras.

Pourquoi avez-vous choisi de vous impliquer?
Les idéateurs du mouvement m’ont envoyé un petit message sur Facebook et en deux minutes j’ai accepté d’être le porte-parole. C’est une cause trop importante pour notre identité et notre culture pour passer à côté. Il faut que Radio-Canada retrou­ve les moyens qu’elle avait, mais surtout qu’elle ne disparaisse pas.

Craignez-vous la disparition de Radio-Canada?
Ça peut venir. On ne peut pas faire autrement qu’être paranoïaque quand on voit ce qui se passe avec le gouvernement Harper depuis quelques années. Après nous avoir reconnus comme nation, on a l’impression qu’il veut nous enlever les moyens de rayonner sur la scène internationale et d’avoir une culture forte. Parce que sans culture forte, une identité forte n’est pas possible.

Pensez-vous qu’un tel mouvement peut inciter le gouvernement Harper à revenir sur sa décision et à augmenter le financement de Radio-Canada?
Si tout le monde met l’épaule à la roue, si des centaines de milliers de Québécois se mobilisent et affichent leur soutien à Radio-Canada, je pense que ça peut faire bouger le gouvernement. Si ça ne fait pas réfléchir le gouvernement, ça va prendre une révolution. Mais on ne veut pas dire «aux armes, citoyens», mais plutôt «au charme, citoyens». On commencera par être charmants et par expliquer au gouvernement la source de notre mécontentement. Et si le message ne passe pas, on le mettra à la porte.

www.sosradiocanada.org

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