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Élections 2018: Résumé du jour 5

Paul Chiasson / La Presse Canadienne Photo: Paul Chiasson
Jocelyne Richer, La Presse canadienne - La Presse Canadienne

QUÉBEC — Un gouvernement caquiste mettrait en vigueur une politique nataliste, ouvertement destinée à augmenter le taux de natalité des Québécoises.

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, est revenu à la charge, lundi, en ce cinquième jour de la campagne électorale, avec son projet qualifié par les libéraux de «bébés bonus», soit une prime offerte par l’État aux femmes qui consentent à faire plusieurs enfants.

Un gouvernement caquiste verserait une allocation familiale aux parents d’un deuxième et d’un troisième enfant.

Quand M. Legault avait pour la première fois lancé cette idée, l’an dernier, le premier ministre Philippe Couillard avait réagi en disant qu’il s’agissait d’une proposition d’un autre siècle, à l’époque où les curés exhortaient les femmes à faire plus d’enfants.

Lundi, il a réaffirmé son malaise: «Je ne favorise pas l’idée de récompenser financièrement les femmes pour avoir des enfants, a dit M. Couillard. C’est à elles de décider.»

Mais «le but premier, c’est d’aider les familles», a nuancé lundi le chef caquiste.

Pourtant, l’an dernier, au moment d’annoncer cette mesure, lors du conseil général du parti, à Sherbrooke, M. Legault et le président du parti, Stéphane Le Bouyonnec, disaient clairement que le but de la CAQ consistait à stimuler la natalité pour assurer la croissance économique, maintenir le poids démographique du Québec au sein du Canada et préserver l’identité québécoise.

De Trois-Rivières où il faisait campagne, le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, a mis en doute la capacité de la CAQ à livrer ses promesses, se demandant si le parti commençait «à faire une course avec Québec solidaire pour savoir qui va dépenser le plus».

PLQ: 3 milliards $ à l’éducation

L’approche du chef libéral, Philippe Couillard, en matière de soutien aux familles, est bien différente de celle de la CAQ, mais le but demeure le même: cibler le vote des parents de jeunes enfants.

Ainsi, s’il forme le prochain gouvernement, il s’est engagé lundi à ajouter près de 3 milliards $ au budget de l’éducation, en mettant l’accent sur le préscolaire et le secteur primaire.

Ajout de ressources dans les classes du primaire, programme bonifié pour les enfants dans les services de garde, gratuité des services éducatifs pour les enfants de 4 ans (qu’ils fréquentent la maternelle ou le service de garde), les libéraux multiplient les mesures visant à «faciliter» la vie des parents, pour reprendre leur slogan de campagne.

Le PLQ veut notamment ajouter une deuxième personne aux classes préscolaires et en première année du primaire pour donner un coup de pouce à l’enseignant, qu’il s’agisse d’un orthopédagogue, un deuxième enseignant, un technicien en éducation spécialisée, ou autre.

Il s’engage aussi à implanter plus rapidement le cours d’anglais intensif en cinquième et sixième année, sans fixer d’échéancier précis cependant.

Les adolescents pressés de quitter les bancs d’école devront patienter jusqu’à 18 ans, en s’inscrivant jusqu’à leur majorité à un «parcours d’apprentissage», quel qu’il soit, à l’école ou sous forme de stage de formation ou en milieu de travail, à moins d’avoir déjà obtenu un diplôme.

Par ailleurs, les grands syndicats du secteur public se sont montrés prudents, voire inquiets dans certains cas, devant la perspective de voir le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, devenir président du Conseil du trésor, si les libéraux sont reportés au pouvoir le 1er octobre. C’est M. Barrette, reconnu pour sa poigne de fer, qui devrait alors négocier les prochains contrats de travail des employés des secteurs public et parapublic.

QS: Pas de hausse d’impôts

Pendant ce temps, Québec solidaire est le premier des quatre principaux partis à avoir présenté son cadre financier.

Le budget d’un gouvernement solidaire serait équilibré et n’entraînerait aucune hausse d’impôts pour les contribuables dont le revenu annuel ne dépasse pas 97 000 $.

La porte-parole du parti, Manon Massé, a expliqué lundi matin en conférence de presse comment son gouvernement compterait financer ses engagements, soit en augmentant les revenus de 12,9 milliards $, notamment en mettant à contribution les entreprises pharmaceutiques, les minières, les multinationales du web et «les gens les plus privilégiés du Québec», tels que les médecins spécialistes.

On voudrait aussi majorer le taux d’imposition des grandes entreprises.

PQ: Pour le covoiturage

Du côté du Parti québécois (PQ), on s’intéressait plutôt lundi aux problèmes d’engorgement du réseau routier.

Un gouvernement du Parti québécois instaurerait une nouvelle application mobile pour augmenter l’offre de covoiturage pendant l’heure de pointe et ainsi diminuer le nombre de véhicules sur les routes.

Ce registre central permettrait aussi de chercher parmi les plateformes mobiles déjà existantes, comme Netlift et Amigo Express.

Le chef péquiste, Jean-François Lisée, a fait cette annonce lundi matin, à Terrebonne, une ville au nord de Montréal aux prises avec un grave problème de congestion.

«On veut une explosion très rapide du covoiturage», a-t-il dit.

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