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Air Canada: enquête sur une quasi-collision

Air Canada: enquête sur une quasi-collision
Photo: Mark Blinch/La Presse canadienneMark Blinch / La Presse Canadienne

Une agence fédérale américaine se penchera mardi sur une quasi-collision ayant impliqué un avion d’Air Canada à l’aéroport de San Francisco l’an dernier.

Des images captées au moment de l’incident montrent l’appareil qui survole de près quatre autres avions bondés de passagers.

Les membres de la National Transportation Safety Board (NTSB) s’intéresseront certainement aux gestes des pilotes, qui pourront avoir été confus puisqu’une des deux pistes parallèles, la 28L, était fermée pour des travaux cette nuit-là et que ses lumières étaient donc éteintes.

L’équipage d’Air Canada avait reçu l’autorisation de se poser sur la piste 28R, à droite de la 28L. Selon un rapport préliminaire de la NTSB, les pilotes ont cru que la piste illuminée était la 28L — pas celle qui leur avait été assignée — et ils ont dirigé leur avion à droite, vers une voie de circulation où des avions attendaient le feu vert pour décoller.

Les pilotes ont ensuite raconté à la NTSB ne pas avoir aperçu les avions au sol, mais que quelque chose leur a semblé louche.

Un pilote de la United Airlines qui attendait au sol a informé la tour de contrôle de l’approche de l’avion d’Air Canada. Des pilotes d’un transporteur aérien philippin ont allumé leurs feux d’atterrissage, apparemment pour tenter d’alerter les pilotes d’Air Canada.

L’avion canadien s’est approché à moins de 20 mètres du sol avant que les pilotes ne reprennent de l’altitude. Ils sont passés à quelques dizaines de mètres seulement des avions au sol, puis sont revenus se poser sécuritairement.

Les deux pilotes de l’Airbus 320 qui arrivait de Toronto sont des pilotes d’expérience. Le capitaine, qui était aux commandes de l’appareil, comptait plus de 20 000 heures de vol, contre environ 10 000 pour son copilote.

Des pilotes expliquent que l’aéroport de San Francisco nécessite une concentration particulière au moment de l’atterrissage, en raison de ses pistes parallèles.

L’incident d’Air Canada a incité une autre agence fédérale américaine, la FAA, à mettre en place de nouvelles règles concernant les atterrissages nocturnes lorsqu’une piste est fermée.