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François Legault «ouvert» à l’idée d’un tribunal spécialisé pour les agressions sexuelles

François Legault «ouvert» à l’idée d’un tribunal spécialisé pour les agressions sexuelles
Photo: Graham Hughes/La Presse canadienneGraham Hughes / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — François Legault a dit être «ouvert» à un tribunal spécialisé en matière d’agressions sexuelles évoqué par le Parti québécois, dans une entrevue accordée à Radio-Canada et diffusée jeudi soir.

La veille, sa ministre de la Justice, Sonia LeBel, affirmait que «le système fonctionne» dans les cas d’agressions sexuelles. On venait d’apprendre qu’une seule plainte dans un groupe de 14 avait mené au dépôt d’accusations criminelles contre Gilbert Rozon, le fondateur de Juste pour rire.

Mme LeBel a poursuivi en disant qu’il y avait toujours place à l’amélioration, citant notamment la possibilité de mieux accompagner les victimes dans le processus judiciaire.

C’est la députée péquiste Véronique Hivon qui avait évoqué un tribunal spécialisé, déclarant que le résultat de ces plaintes montre au contraire «qu’il y a visiblement quelque chose qui ne fonctionne pas» et qu’il ne faut pas baisser les bras et plutôt trouver des solutions.

En entrevue à Radio-Canada, jeudi soir, M. Legault a dit qu’il y avait «une bonne discussion à y avoir» et a laissé entendre qu’il souhaitait évaluer ce que le gouvernement du Québec peut faire à l’égard de la justice sur les agressions sexuelles.

«J’entendais Mme Hivon parler d’un parcours spécial… Je suis ouvert à ça», a-t-il dit.

«De façon générale, ça m’inquiète de voir des personnes hésiter à dénoncer. Le message doit être clair, tout sauf le silence», a ajouté le premier ministre du Québec.

Mme Hivon avait aussi suggéré la mise sur pied d’un comité d’experts pour réfléchir à ce qui peut être fait pour les causes d’agressions sexuelles.

Jeudi, sur Twitter, la députée péquiste a écrit que M. Legault venait «de se dire ouvert aux propositions que nous faisions hier (mercredi) en matière d’adaptation du système à la réalité de la violence sexuelle». «Nous offrons toute notre collaboration afin de créer le groupe de travail et nous mettre à l’ouvrage rapidement!», a-t-elle indiqué.

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