Des travailleurs chinois recrutés pour les mines
VANCOUVER – Une compagnie minière, qui est dans la mire de deux centrales syndicales en raison de son intention d’embaucher 201 travailleurs chinois pour oeuvrer en Colombie-Britannique, aurait indiqué le mandarin comme langue requise pour obtenir son visa de travailleur étranger temporaire, selon des documents déposés en cour, vendredi.
La Cour fédérale entend la cause de l’International Union of Operating Engineers et de la Construction and Specialized Workers Union qui contestent la légitimité de la minière HD Mining d’embaucher des travailleurs étrangers plutôt que des Canadiens et demandent que les permis de travail soient révoqués.
Parmi les documents rendus publics, on retrouve une demande d’application concernant l’impact sur le marché du travail de Ressources humaines et Développement des compétences Canada. Il s’agit d’une demande du ministère fédéral pour évaluer la nécessité pour une entreprise de recruter des travailleurs étrangers plutôt que des Canadiens pour forer la mine de charbon de Murray River.
Dans la case intitulée langue requise, la compagnie a écrit: Les travailleurs chinois parleront chinois au sein de leur équipe de travail et recevront des cours d’anglais dans le cadre du plan de transition.
La compagnie HD Mining est un partenariat formé de la société chinoise Huiyong Holding Group, qui détient 55 pour cent des parts, et de la minière canadienne Dehua International Mines Group Inc.
La direction allègue que les Canadiens n’ont pas l’expertise pour faire le travail, c’est pourquoi elle aurait prévu former des gens d’ici en engageant des spécialistes chinois des mines.
L’avocat représentant les syndicats, Charles Gordon, allègue pour sa part que si les travailleurs chinois parlent le mandarin, ils ne seront pas équipés pour former des Canadiens.
La controverse au sujet des mines a poussé le gouvernement fédéral à revoir son programme concernant les travailleurs étrangers temporaires alors que le gouvernement provincial de la Colombie-Britannique mène sa propre enquête à propos d’allégations à l’effet que des recruteurs imposeraient des frais aux travailleurs chinois qui désirent travailler au Canada.