Élections fédérales 2019

Sondage: Maxime Bernier doit participer au débat, croient la moitié des Québécois

Sondage: Maxime Bernier doit participer au débat, croient la moitié des Québécois
Photo: Patrick Doyle/La Presse canadienneLe chef du PPC, Maxime Bernier

Alors que la Commission des débats des chefs s’apprête à dévoiler sa liste définitive des participants, près de la moitié des Québécois souhaitent toujours voir le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, y participer.

C’est ce que révèle un sondage Métro-Forum Research dévoilé lundi. Selon ce coup de sonde mené auprès de 1219 répondants, 47% des électeurs québécois souhaitent toujours voir M. Bernier performer à un débat.

Plus d’un tiers de l’échantillon (36%) affirme que l’ex-député du Parti conservateur ne devrait pas y prendre part.

«Les supporteurs de Maxime Bernier aimeraient bien le voir au débat des chefs (83%), mais parmi ceux qui supportent un autre parti, l’idée est nettement moins populaire», soutient Luc Dumont, directeur général de la division Est de Forum Research.

«Les Québécois, de façon générale, ont tendance à vouloir entendre toutes les parties», analyse Olivier Turbide, professeur au Département de communication sociale et publique de l’Université du Québec à Montréal.

Selon le PPC, l’avis des Québécois interrogés «n’est pas du tout surprenant». 

«Qu’ils soient ou non d’accord avec les positions de notre parti, il est normal qu’ils veuillent pouvoir comparer les options qui s’offrent à eux s’ils n’ont pas encore fait leur choix définitif. C’est ainsi que fonctionne la démocratie», soutient Martin Masse, porte-parole du parti.

Pas de participation

Le 12 août, le Commissaire aux débats des chefs, David Johnston, avait confié dans une lettre à M. Bernier que les membres de la Commission n’étaient «pas convaincus que le Parti populaire du Canada satisfait à deux des critères de participation» aux débats.

La Commission fixe trois critères différents pour inviter un chef. Au moins deux de ceux-ci doivent être remplis.

Le PPC continue à croire à la pertinence d’une présence de son chef au débat. Une pétition roule d’ailleurs sur le site du parti pour exiger que la Commission change son fusil d’épaule.

«C’est d’autant plus important parce que le PPC a des positions très différentes des autres partis sur un grand nombre de sujets cruciaux», souligne Martin Masse.

Critères établis

Selon le professeur Olivier Turbide, les positions et les opinions de M. Bernier importent peu dans cette décision.

«Ce n’est pas une question de désir populaire ou de jugements sur son projet politique, avance-t-il. Ce n’est pas ça l’enjeu.»

«Au Canada on s’est dotés de règles avec la Commission des débats. Vraisemblablement, M. Bernier ne remplit pas certains de ces critères», poursuit M. Turbide.

La Commission observe entre autres que M. Bernier n’a pas été élu comme député du PPC, mais comme conservateur. L’un des critères avancé exige que «le parti soit représenté à la Chambre des communes par un député ayant été élu à titre de membre de ce parti».

Il est aussi attendu que «les candidats que le chef soutient ont une véritable possibilité d’être élus lors de l’élection générale en cause». La décision des commissaires sur la question sera rendu lundi.