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Réforme du scrutin: une promesse brisée qui déçoit les Canadiens, selon un sondage

Réforme du scrutin: une promesse brisée qui déçoit les Canadiens, selon un sondage
Photo: Chris Young / La Presse CanadienneÉlections Canada ne compte pas modifier la date des élections fédérales.

Les Canadiens sont d’avis que Justin Trudeau était dans l’erreur en n’allant pas de l’avant avec la réforme du mode de scrutin promise, selon les résultats d’un sondage Angus Reid réalisé en partenariat avec Fair Vote Canada, une organisation en faveur de la réforme électorale.

Pas moins de 70% des répondants au sondage affirment que le gouvernement de Justin Trudeau a pris la mauvaise décision en n’effectuant pas la réforme. Ce chiffre inclut 61% des électeurs libéraux, 66% des électeurs conservateurs et de 83 à 85% des électeurs néo-démocrates, bloquistes ou verts.

La plateforme électorale libérale de 2015 affirmait que le parti était «déterminé à faire en sorte que l’élection de 2015 soit la dernière élection fédérale organisée selon un scrutin majoritaire uninominal à un tour».

Les répondants au sondage étaient en accord à 82% avec l’affirmation selon laquelle «un parti devrait recevoir l’appui de plus de 50% des Canadiens pour former un gouvernement majoritaire».

En tout, 90% des répondants croient que les partis devraient être en mesure de coopérer dans des gouvernements de coalition.

De plus, 77% des répondants ont dit qu’ils supportaient une transition vers un système de représentation proportionnelle.

Enfin, 80% des répondants étaient en accord avec l’affirmation selon laquelle «la composition globale du Parlement devrait être une représentation précise de comment les gens ont voté».

Le sondage a été réalisé auprès de 1510 Canadiens. La marge d’erreur est de plus ou moins 2.5%, 19 fois sur 20.

Signaux mixtes

Un sondage réalisé en 2016 par le gouvernement fédéral auprès de 360 000 Canadiens sur la réforme électorale montrait que les électeurs préfèrent les caractéristiques associées à différents systèmes électoraux.

Un total de 70% des répondants avaient alors affirmé qu’ils préféraient que les partis coopèrent et partagent la responsabilité de la gouvernance, mais 53% d’entre eux ont affirmé qu’il devait être clair quel parti était responsable.

Le gouvernement de M. Trudeau avait renié sa promesse électorale suscitant de vives réactions dans l’opposition.