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11:49 12 juin 2020 | mise à jour le: 12 juin 2020 à 17:40 temps de lecture: 4 minutes

CHSLD: la mission des militaires prolongée jusqu’au 26 juin

CHSLD: la mission des militaires prolongée jusqu’au 26 juin
Photo: Dave Chan/AFPJustin Trudeau

Alors que la mission des Forces armées canadiennes (FAC) devait se terminer aujourd’hui dans les CHSLD du Québec, le premier ministre Justin Trudeau a confirmé vendredi que la présence des militaires sera prolongée jusqu’au 26 juin. Un flou demeure toutefois quant à leur présence jusqu’au 15 septembre, tel que réclamé par le gouvernement Legault.

«Je veux être clair. Les 1400 membres des forces armées de l’opération LASER sont toujours au Québec. Ils sont en train d’être redéployés dans des CHSLD qui en ont plus besoin», a expliqué le chef libéral, lors d’une mêlée de presse.

Il affirme que les militaires n’ont jamais été «une solution à long terme». Ottawa dit poursuivre les discussions avec l’État québécois pour remplacer «progressivement» les soldats par des effectifs de la Croix-Rouge qui seraient «bien payés et bien formés». Cette «participation active» de la Croix-Rouge sera «aussi efficace« que celle des forces armées, d’après le gouvernement fédéral.

Alors que la situation s’améliore dans plusieurs établissements de longue durée, M. Trudeau affirme aussi que les soldats pourront aller donner «un coup de main» dans les secteurs «plus critiques» du réseau, en particulier dans le Grand Montréal.

«Depuis la fin avril, la situation dans plusieurs CHSLD s’est stabilisée, et de nombreux préposés sont en train de retourner au travail.» -Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Québec s’impatiente

Hier, le premier ministre François Legault a accentué la pression sur le gouvernement fédéral. Il a notamment réitéré qu’un «minimum» de 1000 soldats doit être maintenu dans les centres d’hébergement jusqu’au 15 septembre, pour combler le manque de personnel. Actuellement, 750 militaires s’y trouvent toujours, mais seulement 400 sont dans les milieux de soin, alors qu’ils étaient plus de 1300 à la fin mai.

«Je ne comprends pas le ratio», avait martelé le chef de la CAQ, en pressant Ottawa de garantir que les 350 superviseurs restants soient rapidement envoyés en renfort sur le terrain.

«Je n’ai toujours pas eu de réponse à savoir qu’est-ce qu’il y a de plus urgent au Canada ou à l’étranger que de s’occuper de nos aînés dans les CHSLD.» -François Legault, premier ministre du Québec

M. Trudeau, lui, assure que les 1000 personnes nécessaires seront au rendez-vous, même si la forme est encore inconnue. «C’était des soldats au début, mais ça pourrait très bien être des gens de la Croix-Rouge, sans avoir ce background militaire qui n’est pas nécessaire», s’est-il justifié.

«La mission n’est pas du tout accomplie. Il y a encore beaucoup de travail à faire. Tant qu’il y aura des défis, le Canada va aider dans les CHSLD», promet-il.


Nouvelles règles dans les aéroports

Pour «contrôler la propagation» de la COVID-19, Ottawa obligera dorénavant la prise température pour les voyageurs dans les aéroports. Le ministre des Transports, Marc Garneau, doit donner plus de détails à ce sujet, vendredi après-midi.

La mesure concerne autant les passagers «qui arrivent au Canada, que ceux qui en partent, ou ceux qui voyagent à l’intérieur du pays», a indiqué M. Trudeau. «C’est une mesure additionnelle qui aidera à protéger les Canadiens», souligne-t-il, mentionnant que lignes aériennes devront renforcer les autres mesures sanitaires.

Jeudi soir, lors de sa rencontre avec ses homologues provinciaux, le premier ministre canadien affirme aussi avoir abordé le sujet de la violence faite aux personnes noires et autochtones, et de la nécessité d’imposer les caméras corporelles «partout au pays». «Tous les gouvernements doivent travailler ensemble pour que les choses aillent le plus rapidement possible. Les membres de la police doivent se tenir avec nous», a tonné M. Trudeau, reconnaissant que le système est trop souvent «injuste» pour les personnes racisées.

En matinée, de nouvelles images de l’arrestation du chef des Chipewyan de l’Athabasca, Allan Adam, ont dévoilé que celui-ci a été frappé et projeté au sol lors de son arrestation. L’homme affirme avoir été maltraité en mars par des agents de la GRC, en Alberta.

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