National
15:55 10 septembre 2020 | mise à jour le: 10 septembre 2020 à 16:35 temps de lecture: 2 minutes

Karaoké interdit et un registre des clients imposé dans les bars du Québec

Karaoké interdit et un registre des clients imposé dans les bars du Québec
Photo: Josie Desmarais/MétroLe directeur national de santé publique, Horacio Arruda.

Sous la loupe du gouvernement après une éclosion importante de COVID-19, le karaoké sera désormais une activité interdite dans les bars du Québec, tandis qu’un registre des clients devra être tenu dans chaque établissement.

Le PDG de la Corporation des propriétaires de bars du Québec, Renaud Poulin, a confirmé à Métro que la décision lui a été annoncée aujourd’hui. La nouvelle a d’abord été sortie par La Presse.

«On a été convoqués hier soir à 16h pour une réunion aujourd’hui. Il n’y avait pas d’ordre du jour. La réunion a duré environ 70 minutes. On a eu beaucoup de discussions.»

M. Poulin, qui estime qu’entre 550 et 600 bars font du karaoké, ne cache pas sa déception: «On est déçus, c’est une position unilatérale».

Il ajoute que la décision est «catastrophique» pour certains bars dont le karaoké était la vocation plusieurs soirs par semaine, d’autant plus que des mesures avaient été prises pour assurer la sécurité des clients et des employés. Des cloisons qui séparent le chanteur du reste de la salle et le changement fréquent des micros ont notamment été implantés à plusieurs endroits.

Concernant le registre, M. Poulin indique que le nom et le courriel ou numéro de téléphone du client sera demandé à l’entrée.

Le président de la Nouvelle association des bars du Québec, Pierre Thibault, a lui aussi rencontré des haut placés du ministère. Selon lui, «les prochaines étapes envisagées, c’était une fermeture temporaire des karaokés et un registre obligatoire dans les bars».

Le gouvernement, qui ne cachait pas ses intentions dans ce dossier, se garde de confirmer l’information pour l’instant.

L’attachée de presse du ministre Christian Dubé, Marjaurie Côté-Boileau, a indiqué qu’elle «ne confirme rien à ce sujet».

«C’est clair que c’est une activité, à mon avis, qui est de même nature que la danse. Sur la question d’interdire le karaoké, on va voir ce qui en est», avait indiqué le Dr Arruda, la semaine dernière après une éclosion au bar Le Kirouac qui a été à l’origine d’une quarantaine de cas de COVID-19.

-Avec François Carabin

Articles similaires