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16:54 23 novembre 2020 | mise à jour le: 23 novembre 2020 à 16:56 temps de lecture: 2 minutes

«Paul Pot Plamondon»: le chercheur de Concordia présente ses excuses

«Paul Pot Plamondon»: le chercheur de Concordia présente ses excuses
Photo: Josie Desmarais/MétroLe chef du PQ Paul St-Pierre Plamondon.

Après avoir été comparé au dictateur sanguinaire Pol Pot, le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon réclamait des excuses. Il les a obtenues lundi. 

Kyle Matthews, directeur général de l’Institut d’études sur le génocide et les droits de l’homme de Montréal (MIGS), s’est excusé auprès du chef péquiste, lundi, pour l’avoir appelé «Paul Pot Plamondon».  

C’est sur Twitter que le chercheur de l’Université Concordia avait comparé Paul St-Pierre Plamondon au génocidaire cambodgien Pol Pot, responsable de la mort de millions de personnes. 

«Je m’excuse pour mon commentaire et je regrette mon choix de mots. Mon commentaire sarcastique a été fait à titre de citoyen privé mais j’aurais dû trouver une autre façon de l’exprimer.»  – Kyle Matthews, chercheur à Concordia

Toujours sur Twitter, le chercheur a également précisé avoir supprimé son gazouillis dans lequel il partageait un article du Journal de Montréal traitant d’un discours du chef du Parti Québécois. 

«Je n’avais pas l’intention d’insulter M. Plamondon qui est une personnalité publique et le chef d’un parti politique», a-t-il poursuivi. 

«Tolérance zéro», dit Plamondon

«C’est tolérance zéro pour l’intimidation», a pour sa part réagi sur Twitter le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon. Selon lui, le chercheur a «franchi la limite.» Il estime que le comparer à l’un «des pires génocidaires, c’est inacceptable.»

 «Je répondrai à tous ceux qui appellent à la haine des indépendantistes», a-t-il ajouté. 

Sur Facebook, le chef péquiste a également fait part lundi de son malaise. Il a pointé du doigt le «paradoxe immense» qu’il y avait, écrit-il, «à prôner la tolérance et la diversité, tout en s’attaquant à toute forme de diversité de point de vue.»

Selon lui, il s’agit d’une réalité qui sévit sur plusieurs campus. 

«Si un professeur diffame publiquement un politicien simplement parce qu’il a un désaccord de point de vue, imaginez le climat universitaire pour les étudiants et les professeurs qui auraient un désaccord.» – Paul St-Pierre Plamondon

Il a terminé en affirmant que Concordia et la CAQ devraient commencer à prendre ce sujet au sérieux. 

«Je ne me laisserai jamais intimider», a-t-il conclu. 

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