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11:55 6 mai 2021 | mise à jour le: 6 mai 2021 à 18:12 temps de lecture: 2 minutes

Dans un an, le français comme langue de communications quasi-«exclusive» de l’État

Dans un an, le français comme langue de communications quasi-«exclusive» de l’État
Photo: Josie Desmarais/MétroLe ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette

Vingt ans plus tard, l’article un de la «Loi 104» s’apprête à entrer en vigueur. Son application fera en sorte d’obliger l’«utilisation exclusive du français dans les communications de l’État».

Le gouvernement de la Coalition avenir Québec a adopté jeudi un nouveau décret afin de mettre en activité ce fameux «article un», qui établit que le gouvernement doit communiquer en français seulement «avec les personnes morales établies au Québec et avec les autres gouvernements».

Cette modification entrera en vigueur dans un an moins un jour, le 5 mai 2022.

Adopté en 2002, le projet de loi 104 modifiait en partie la Charte de la langue française. Or, son premier article, qui vise à régir les communications gouvernementales, nécessite la mise sur pied d’un règlement jamais encore élaboré.

«L’entrée en vigueur de l’article 1 de la loi 104 représente le premier pas de la relance linguistique au Québec», a signifié dans un communiqué de presse le ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette, évoquant un devoir «d’exemplarité de l’État».

L’élu de la Coalition avenir Québec prépare une réforme de la Loi 101, qui doit aboutir au cours de la session parlementaire actuelle. Celle-ci prend fin à la mi-juin.

«Victoire majeure»

La Société Saint-Jean-Baptiste a salué jeudi ce qu’elle qualifie de «victoire majeure pour le français et la démocratie».

«Pendant près de deux décennies, les gouvernements québécois successifs ont scandaleusement manqué à leur devoir national, démocratique et constitutionnel le plus élémentaire, en renonçant à donner force de loi à la volonté unanime de l’Assemblée nationale», a souligné l’organisme nationaliste québécois dans un communiqué de presse.

À Montréal, où plusieurs arrondissements – et la ville-centre elle-même – se sont récemment conformés à la Charte de la langue française, la nouvelle a aussi été bien accueillie.

«Dans toutes ses communications, la Ville de Montréal privilégie l’usage de notre langue commune, le français, et nous allons travailler avec le Gouvernement du Québec pour mettre en oeuvre notre plan d’action rapidement», a-t-on assuré au cabinet de la mairesse, Valérie Plante.

– Avec Naomie Gelper

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