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Omicron augmenterait le risque de réinfection, d’après une étude sud-africaine

Photo: Istock

Le variant Omicron augmenterait le risque de réinfection au SARS-CoV-2 mais pas forcément de primo-infection, tandis que les variants Beta et Delta, eux, entraîneraient des risques plus forts de primo-infections que de réinfection, selon une étude sud-africaine.

Nous trouvons des preuves d’une augmentation substantielle et continue du risque de réinfection qui est temporellement cohérent avec le moment de l’émergence du variant Omicron en Afrique du Sud, suggérant que son avantage de sélection est au moins partiellement motivé par une capacité accrue d’infecter des personnes précédemment infectées.

Les variants prédominants comme Delta ou Beta, ont, quant à eux, des risques plus forts de primo-infection que de réinfection. «Bien que l’augmentation du risque d’infection primaire ait été observée suite à l’introduction des variants Beta et Delta, aucune augmentation correspondante n’a été observée dans le risque de réinfection», précise l’étude. Ce rapport de risque de réinfection «était plus faible pendant les vagues entraînées par les variants Beta et Delta que pour la première vague».

Par rapport à Beta et à Delta, c’est le contraire qui semble se passer avec le nouveau variant Omicron. «La récente diffusion du variant Omicron a été associée à une diminution du coefficient de risque pour primo-infection et à une augmentation du coefficient de risque de réinfection. […] Les preuves suggèrent que le variant Omicron est associé à une capacité substantielle à échapper à l’immunité d’une infection antérieure.»

L’objectif de l’étude était d’examiner si le risque de réinfection par le SARS-CoV-2 a changé dans le temps en Afrique du Sud, dans le contexte de l’émergence des variants Beta, Delta et Omicron.

«Quantifier l’étendue de l’évasion immunitaire d’Omicron pour l’immunité naturelle et dérivée du vaccin, ainsi que sa transmissibilité par rapport à d’autres variants et son impact sur la gravité de la maladie sont des priorités urgentes pour éclairer la planification des opérations de santé publique.»

Les différentes parties prenantes de l’étude ont analysé les données de personnes avec un diagnostic de SARS-CoV-2 positif de moins de 90 jours entre le 4 mars 2020 et le 27 novembre 2021. L’étude a identifié 35 670 suspicions de réinfections. Les participants à l’étude sont le Centre d’excellence en modèle et analyse épidémiologique (SACEMA), l’Institut national des maladies transmissibles et la Faculté des sciences de la santé de l’Université du Witwatersrand à Johannesbourg, entre autres.

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