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Le Québec se prépare pour la septième vague de COVID-19

Analyse d'un test de COVID
Le laboratoire d'analyse de tests de COVID-19 de Sacré-Coeur est un des plus productifs au Québec. Photo: Gracieuseté - Martin Boily

Alors que la sixième vague se stabilise au Québec, le gouvernement veut être prêt pour une septième vague à l’automne. Depuis mars 2022, 16 municipalités du Québec sont ainsi venues s’ajouter à la liste des villes où un dépistage de la COVID-19 est effectué dans les eaux usées.

En février dernier, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a mandaté l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) pour effectuer le dépistage dans ces municipalités. La firme Eurofins-EnvironeX sera responsable de la réalisation des échantillonnages et analyses dans ces municipalités.

Le regroupement académique québécois CentrEau continue sa vigie de la COVID-19 dans les eaux usées de huit autres municipalités, notamment Montréal. Les autres villes sont Gatineau, Laval, Rimouski, Rivière-du-Loup, Baie-Comeau, Sept-Îles et Québec.

«L’analyse du virus doit être mise en place rapidement afin de voir la tendance de la situation épidémiologique dans les prochains mois et être fins prêts pour la septième vague, que l’on suspecte d’occurrence au début de l’automne prochain», peut-on lire dans l’avis d’intention de l’INSPQ, publié sur le site d’appels d’offres publics du gouvernement.

L’INSPQ a jusqu’au 15 août pour effectuer le dépistage de la COVID-19 dans les eaux usées des 16 municipalités. La firme Eurofins-Environex a déjà réalisé des travaux pour la vigie des eaux usées ailleurs au Canada.

«Il est en mesure de fournir une expertise rapide pour mettre en place le plus rapidement possible l’échantillonnage et l’analyse de la COVID-19 dans les eaux usées au Québec», peut-on lire dans l’avis.

Encore trop tôt pour conclure

Contacté par Métro, l’INSPQ a expliqué qu’il est encore trop tôt pour se prononcer quant aux résultats des premiers échantillonnages obtenus de CentrEau.

«On commence à avoir des données. […] On a des échantillons, mais on doit avoir un peu plus de recul pour être capable de tirer des conclusions des données qui pourraient émerger du programme», explique le chef de l’unité scientifique de l’INSPQ, Jean-Bernard Gamache.

Le début des analyses est arrivé trop tard par rapport à la sixième vague, qui frappe le Québec depuis quelques semaines. Le dépistage dans les eaux usées pourrait cependant permettre d’observer des tendances comme une recrudescence des infections ou même une septième vague de COVID-19.

«Le programme (de dépistage) va être là dans les prochains mois […] cela permettra de contribuer à la captation d’autres événements épidémiologiques de façon complémentaire avec les autres indicateurs de vigie que l’on aura développés», dit Jean-Bernard Gamache.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux n’avait pas répondu aux demandes de Métro au moment d’écrire ces lignes.

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