Soutenez

Rendement de 9,3% à La Caisse en 2025, sous le portefeuille de référence

Charles Émond, pdg de La Caisse.
Charles Émond Photo: Olivier Robichaud / Métro

La Caisse, anciennement appelée la Caisse de dépôt et placement du Québec, a enregistré un rendement annuel de 9,3% en 2025, alors que son portefeuille de référence a affiché 10,9%. L’institution blâme le contexte économique marqué par l’incertitude.

Au 31 décembre 2025, l’actif net de La Caisse atteignait 517 G$, en hausse grâce à des résultats de placement totalisant 43 G$ sur un an. Sur des horizons plus longs, l’organisation fait toutefois meilleure figure: au cours des cinq dernières années, le rendement annualisé s’établit à 6,5% sur cinq ans, comparativement à 6,2% pour le portefeuille de référence.

Tensions politiques

L’année 2025 a été marquée par des tensions géopolitiques persistantes et des incertitudes liées aux politiques tarifaires, notamment aux États-Unis, souligne La Caisse. Les marchés boursiers ont néanmoins poursuivi leur progression, tandis que les taux obligataires à long terme ont évolué de façon contrastée selon les régions.

«Les marchés publics ont été particulièrement vigoureux et ont constitué le principal moteur de notre performance annuelle», a déclaré le président et chef de la direction, Charles Emond. «Dans un environnement marqué par l’incertitude et de profonds changements qui devraient perdurer, la diversification demeure essentielle, en permettant à chaque catégorie d’actif de jouer son rôle à travers différentes conditions de marché.»

Des écarts marqués selon les catégories d’actif

La contre-performance relative sur un an s’explique en partie par des écarts au sein des grandes catégories d’actif.

Le portefeuille des marchés boursiers a généré un rendement de 17,7%, soit sa troisième meilleure performance en dix ans. Il demeure toutefois légèrement en deçà de son indice de référence, qui a atteint 18,2%. L’écart s’explique notamment par une contribution plus limitée de certains titres québécois et par une faible exposition au secteur aurifère.

Le prix de l’or a augmenté de presque 60% en un an seulement. La Caisse a toutefois peu profité de cette manne, puisque ses placements sont peu reliés à ce secteur.

Le portefeuille de placements privés a pour sa part affiché un rendement modeste de 2,3%, nettement inférieur à son indice de référence, composé à moitié de titres publics, qui a produit 12,6%. La baisse de la croissance des profits et la contraction des multiples dans les secteurs des technologies et de la santé ont pesé sur les résultats. Ce segment a ainsi souffert du contraste entre la robustesse des marchés publics et un environnement plus difficile pour le capital-investissement.

Du côté du revenu fixe, la performance a été plus favorable. La catégorie a généré un rendement de 6,6%, surpassant son indice de référence de 4,6%. Le portefeuille de crédit, avec un rendement de 9,6%, a été un moteur important, soutenu par les segments privés et la dette souveraine des marchés émergents.

Parmi les actifs réels, les infrastructures ont procuré un rendement de 9,2%, comparativement à 13,4% pour l’indice composé de titres publics. L’écart tient notamment à la forte progression des sociétés du secteur de l’électricité dans les marchés boursiers.

En immobilier, le rendement a été quasi nul à 0,2%, contre 1,8% pour l’indice de référence. Les coûts de financement élevés ont neutralisé l’amélioration graduelle des revenus locatifs, indique La Caisse.

Gestion des coûts sous surveillance

Les stratégies tactiques macro ont généré 1,2 G$ de valeur ajoutée en 2025, indique La Caisse. La gestion des devises a toutefois eu une incidence défavorable sur le rendement global en raison de la dépréciation marquée du dollar américain, malgré une couverture partielle qui a permis de protéger 3,6 G$.

La Caisse gère les fonds de 48 déposants, principalement des régimes de retraite et d’assurance, dont les profils de risque varient. Les rendements des neuf plus grands fonds ont oscillé entre 8,6% et 10,4% sur un an. Le régime de base du Régime de rentes du Québec, principal fonds investi, a affiché un rendement de 9,8% et un actif net de 163 G$.

Sur le plan des coûts, les charges d’exploitation ont diminué à 21 cents par 100 dollars d’actif net moyen, en baisse par rapport aux deux années précédentes. Le coût total de gestion s’est établi à 74 cents par 100 dollars, en hausse par rapport à 2024, mais inférieur à 2023.

Si La Caisse maintient une surperformance sur cinq et dix ans, l’exercice 2025 met en lumière la difficulté de battre les indices dans une année dominée par la vigueur des marchés publics. Dans un environnement en transformation rapide, l’institution devra composer avec des écarts parfois importants entre ses choix d’allocation et l’évolution des marchés de référence.

Cet article a été produit par l’intelligence artificielle et édité par un journaliste. Veuillez consulter notre Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins journalistiques pour en savoir davantage sur nos pratiques concernant l’IA. Pour toute question, contactez Olivier Robichaud, rédacteur en chef, à l’adresse orobichaud@journalmetro.com.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.