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Une dose de bonheur de toutes les couleurs

Photo: René Limoges/Insectarium de Montréal

Ils sont jaunes, verts, orangés ou bleus. Celui-ci plane doucement sous les chauds rayons du soleil, alors que cet autre zigzague dans les airs comme s’il dansait le tango. Puis, en voilà un qui se pose doucement sur une fleur, déroule sa longue trompe et aspire une grande gorgée de nectar. Comment résister aux charmes des papillons?

Ces insectes aux ailes couvertes d’écailles colorées savent depuis toujours attirer le regard. Alors, pourquoi ne pas adopter un passe-temps original pour profiter des belles journées de l’été : l’observation de papillons réserve de belles surprises!

Dès les premières belles journées du printemps, jus­qu’aux froids d’octobre, les espèces de papillons se succè­dent. Celles qui passent l’hiver sous leur forme adulte sont les premières à étirer leurs ailes au soleil : amiral, polygones, vanesses volent tandis que les dernières neiges fondent. Puis, les migrateurs et les premiers papillons à éclore prennent la relève. De mois en mois, c’est une succession d’espèces, chacune s’épanouissant au moment lui étant le plus propice.

Chaque papillon possède aussi sa période d’activité dans la journée. La majorité des papillons sont nocturnes. Mais, heureusement pour les lève-tôt, les plus colorés volent le jour! Dès que le soleil a réchauffé les muscles de leurs ailes (autour de 9 h 30 — 10 h), les papillons diurnes prennent les airs pour trouver de la nourriture, un partenaire de reproduction ou pondre. C’est le moment de sortir ses jumelles et de les observer qui s’affairent.

Les noctambules côtoieront plutôt pour les papillons de nuit. Une petite astuce pour les voir de près : suspendre un drap blanc, l’innonder de lumière et observer ce qui se présente. Il suffit d’être au bon endroit, au bon moment, pour attirer de magnifiques papillons du Québec, tel le papillon lune, ou son cousin, le cécropia, le plus grand de la province.

Sur un balcon montréalais, dans un champ ou en pleine forêt, les observations ne seront pas les mêmes. Tous ces milieux abritent plusieurs espèces intéressantes.

Pour celui qui commence, nul besoin de sortir ses économies : un guide d’identification de sa région et un carnet de notes suffisent. Il sera toujours possible de pousser ses recherches plus loin en se basant sur les informations notées.

Des jumelles pour observer les détails et un appareil-photo pour rapporter des images plus précises que celles de la mémoire sont des outils très pratiques.

Avec le temps, les observateurs en herbe deviennent plus familiers avec différentes espèces et même habiles pour juger de l’endroit et du moment favorable pour observer les papillons dont ils souhaitent faire la rencontre.

Quelques trucs pour observer les papillons de près
Un éclair orangé passe devant vous. Il se dirige vers une fleur. Le voilà qui se pose. C’est une belle-dame! À moins que ce ne soit une vanesse de Virginie… Pour le savoir, il aurait fallu que vous vous approchiez suffisamment pour vérifier la présence de petites taches blanches sur les ailes.

  • Soyez calme et patient. Leurs yeux sont très performants pour déceler les mouvements vifs. Bougez lentement!
  • Baissez-vous. Les prédateurs viennent souvent d’en haut.
  • Évitez de faire de l’ombre.
  • Les papillons fuient rapidement s’ils sentent qu’on les survole.
  • Vérifiez la position du soleil ou d’autres sources lumineuses pour ne pas être éblouis. Vous risqueriez de ne pas déceler certaines caractéristiques importantes du papillon.

espacepourlavie.ca

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