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La démocratie participative : la condition gagnante à la souveraineté

Catherine Girouard - Métro

Un peu plus de 200 solidaires étaient réunis le week-end dernier à l’Université Bishop, à Sherbrooke, pour le 4e congrès de Québec Soli­daire. La question de la souveraineté et du sens à donner à celle-ci y a occupé une grande place. Métro s’est entretenu avec le député et porte-parole du parti de gauche, Amir Khadir, pour faire le point sur ce congrès.

Qu’est-il ressorti des discussions sur la souveraineté lors du congrès?
Il est ressorti que, au lieu de déterminer la question du référendum ou la stratégie à adopter, il faut tout d’abord accepter l’idée que c’est une décision politique qui appartient au québécois. C’est pourquoi il faut rétablir la démocratie participative. Pour cela, nous proposons d’élire une assemblée constituante, qui serait une entité indépendante et qui déterminerait tout d’abord ce qu’on veut faire avec notre eau, nos forêts et notre gouvernement, par exemple. Ces décisions n’appartiennent pas à un parti politique. Ce n’est pas novateur comme idée, ça s’est déjà fait ailleurs, comme en Équateur, au Venezuela et en Argentine. L’idée est de redonner l’itiative à la population.

Vous dites aussi que les seules conditions gagnantes pour parvenir à la souveraineté, ce sont les débats démocratiques…
Oui. Le Parti québécois, avec le plan de Pauline Marois, essaie du mieux qu’il peut de relancer le débat. Mais ça ressemble encore à une chicane entre deux paliers de gouvernement. On oublie que la population vit une autre crise, celle de l’environnement, de l’emploi, des finances. Ça n’a rien à voir avec les chicanes sur les champs de compétence, avec celle des plaines d’Abraham non plus. Nous, on pense qu’il faut mettre en place des conditions démocratiques, laisser parler le peuple, le laisser prendre l’initiative. Faisons un pays de projets, plutôt qu’un projet de pays. Tout cela passe par l’établissement d’une assemblée constituante.

La souveraineté que QS propose vise entre autres à assurer le développement d’un Québec français. Quelle est votre opinion sur la controverse entourant la présence de groupes anglophones à un spectacle de la fête nationale?
La fête nationale n’est pas une fête ethnique, mais une fête pour tous ceux qui habitent le territoire québécois. Bien sûr, il doit y avoir une prépondérance du français, mais sans l’exclusion de l’anglais. La fête appartient à tout le monde.

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