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Plus ça change…

Ce qu’il y a d’extraordinaire avec l’arrivée d’une nouvelle année, c’est tout le potentiel que cela suggère. Après la période des bilans, on se dit que celle qui vient sera sûrement meilleure que celle qui se termine. Si on peut être nostalgique du temps passé, il faut se consoler en se disant que l’avenir est riche d’un potentiel encore inexploité.

C’est vrai, dans la vie comme en politique. Parlez-en à Jean Charest. S’il y en a un qui doit souhaiter du neuf pour 2011, c’est bien lui. Reste à voir s’il est prêt à changer de ton ou à apprendre d’Obama et à faire des compromis pour que ça change.

De son côté, Pauline Marois ne pourra commencer sa nouvelle année qu’en avril. Ce n’est qu’après avoir passé avec succès le vote de confiance de son parti qu’elle pourra vraiment entrevoir le futur avec allégresse. D’ici là, elle devra consolider sa base pour s’assurer de dépasser la barre des 76 %…

Pour Stephen Harper, c’est une autre histoire. Ce n’est pas tant lui qui espère du changement que ses adversaires. Michael Ignatieff a bien laissé savoir qu’il ne comptait pas donner de lest au premier ministre. Pourtant, à regarder les chiffres, on ne sait qui devrait craindre quoi. M. Harper mène son gouvernement comme s’il était majoritaire. Et M. Ignatieff a de la difficulté à se faire reconnaître comme le chef de son propre parti. Une pensée pour Jack Layton, à qui on souhaite un retour à la vie normale.

Entre les gaz de schiste, les sables bitumineux, le rapport Bastarache, les finances publiques, le retrait d’Afghanistan, la santé, les défis ne manquent pas. Les élus ont suffisamment d’enjeux pour se dépasser. 

Le renouveau qui doit s’opérer ne peut attendre encore des années. Si de nouveaux visages ne font pas leur apparition dans le paysage politique, il faudra à tout le moins proposer des solutions différentes. Un peu plus de ce qui ne fonctionne pas ne peut être acceptable pour maintenant, ni pour l’avenir.

Pour nous, électeurs, qui, selon les sondages, souhaitons des élections plus que jamais, on peut se dire que le meilleur est à venir. Si les solutions proposées ne sont pas à la hauteur, on pourra se surprendre à sortir massivement pour aller voter.

Sincèrement, bonne année!

– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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