L'urbanisme au menu à Québec
L’Assemblée nationale termine cette semaine les consultations sur l’avant-projet de Loi sur l’aménagement durable du territoire et l’urbanisme. Même si elles peuvent paraître obscures pour bien des citoyens, les décisions qui seront prises auront un impact majeur sur le développement des municipalités et, au premier chef, de Montréal.
Comment décrire les objectifs visés en transport et urbanisme?
Le parti Projet Montréal écrit dans son mémoire que les mesures annoncées sont «susceptibles de propulser l’urbanisme québécois à l’avant-garde mondiale des meilleures pratiques». Parmi les mesures qui ont retenu son attention, le parti souligne en particulier la planification intégrée de l’aménagement des transports, la densification de la construction immobilière autour de pôles de transport en commun, la création de fonds dédiés au transport collectif et au développement durable et le zonage d’inclusion pour favoriser les logements sociaux et abordables. Le parti souligne toutefois que cela ne sera pas efficace tant que le gouvernement continuera de miser autant sur les projets autoroutiers.
Qu’est-ce que les zones franches d’approbation référendaire?
C’est l’un des éléments les plus controversé du projet de l’avant-projet. L’Association des résidants des faubourgs de Montréal déplore que, dans certains quartiers, les citoyens n’auraient plus la possibilité de demander un referendum, pour, par exemple, opposer leur veto à un projet de construction. Le parti Vision Montréal demande même que cette disposition soit retirée. Le maire Tremblay et la Ville de Montréal soutiennent de leur côté que cette possibilité permettra de redévelopper plus facilement certains secteurs de la ville. Une consultation publique sera menée pour déterminer quels secteurs seront visés.
Que prévoit-on du côté du logement social et abordable?
L’inclusion de 15% de logements sociaux et de 15% de logements abordables dans les projets de condos serait généralisée. C’est un enjeu pour la Ville afin d’éviter la formation de ghettos ou l’exode des familles vers la banlieue. Cette mesure existe déjà à Montréal mais elle est souvent contournée. Le parti Vision Montréal demande donc que cette disposition devienne obligatoire à Montréal et que la Ville puisse imposer aux promoteurs privés la construction d’une plus grande quantité de grands logements afin de retenir les familles à Montréal.