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La moitié des Québécois se considèrent prisonniers de leur vie

Métro, boulot, dodo. Un peu plus de la moitié des Québécois (51%) se sentent
prisonniers de leur vie, rapporte la dernière enquête réalisée par
l’observatoire de l’Indice relatif du bonheur (IRB) qui a été rendue
publique aujourd’hui.

«Ce sentiment d’étouffement est souvent relié à l’argent, a constaté le président et fondateur de l’IRB, Pierre Côté. Alors, ceux qui l’éprouvent, en majorité, sont les personnes seules, les personnes âgées et les plus pauvres.»

Sur l’échelle de l’IRB, ces essouflés de la vie obtiennent en moyenne 60,30 points, contre 85,9 pour ceux sont satisfaits de leur vie.

«Vivre seul ou être célibataire, ce n’est pas un état qui est valorisé par la société, a constaté le président de l’IRB. C’est associé à un échec et à la misère. La société te dit que le bonheur, c’est de vivre en couple avec deux enfants, un Golden Retriever, une grosse maison et un gros char. Si tu n’as pas tout cela, tu es exclu.»

«On aurait intérêt comme société à ne pas dévaloriser un état ou un statut et à valoriser l’autre, a ajouté M. Côté. Je pense qu’il y a moyen d’être heureux dans les deux cas.»

L’enquête de l’IRB rapporte que le tiers des Québécois aimeraient que leur vie emprunte une nouvelle tangente. Pierre Côté précise qu’il est parfois difficile de sortir de notre zone de confort. «Sortir de notre cadre de vie, ça demande de l’introspection et beaucoup de courage, a-t-il expliqué. Ça veut dire faire son deuil de certaines choses et déplaire à des gens. On a tellement peur de cela qu’on demeure dans notre cadre.»

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