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Les élus veulent garder Air Canada à Montréal

Les élus de Montréal s’opposent au transfert de deux départements d’Air Canada à Toronto. Louise Harel croit qu’il faut empêcher que le siège social de la compagnie ne devienne qu’une coquille vide.

La chef de l’opposition officielle souhaite que les élus fassent front commun en demandant au ministre fédéral des Transports, Denis Lebel, d’intervenir.

En octobre, Air Canada a annoncé qu’il transférera deux départements d’affectation aux équipages à Brampton près de Toronto, en 2014. Depuis la privatisation de la compagnie en 1988, il s’agit du septième transfert et un autre est prévu en 2015.

La Loi sur la participation publique au capital d’Air Canada (1988) stipule que le siège social devait rester à Montréal. Mais selon Mme Harel, ce siège social n’est plus qu’une façade, un «chevreuil dépecé morceau par morceau».

Les employés d’Air Canada affiliés aux Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA) ne s’expliquent toujours pas la décision de la compagnie. «On ne nous a rien expliqué, il n’y a pas de raison économique ou technologique [qui justifie cette décision]», a indiqué le président du conseil québécois de TCA, Marcel Rondeau.

Si Air Canada va de l’avant avec ces transferts, M. Rondeau considère que toutes les opérations décisionnelles seront dorénavant à Toronto. Un mandat de grève a été voté par le département des affectations des pilotes et celui des affectations des agents de bord se prononcera le 26 janvier.

«On ne veut pas aller en grève», a affirmé M. Rondeau tout en ajoutant que les employés de Montréal n’ont pas l’intention de déménager à Toronto.

En marge de la conférence de presse de Mme Harel, le maire Gérard Tremblay annonçait par communiqué qu’il avait écrit une lettre au président d’Air Canada lui demandant de revoir sa position.

Même si elle a été prise de court, Mme Harel s’est dite heureuse d’apprendre que le maire partageait sa position. Un des lieutenants de la chef de Vision Montréal, Benoît Dorais, a toutefois dénoncé sur Twitter cette «récupération politique» de la part du maire.

M. Tremblay, à l’instar de Mme Harel, s’inquiète de la compétitivité montréalaise dans le domaine aérospatial et de la vitalité économique de la Ville. Le transfert des deux départements d’Air Canada entrainerait le départ de près de 130 emplois.

«Dans la conjoncture économique fragile que nous connaissons, il est de notre devoir de préserver le plus d’emplois possible dans la région», a déclaré le maire Tremblay. Selon Statistique Canada, 42 900 emplois ont été perdus au cours des sept derniers mois sur l’île de Montréal.

Le ministre fédéral des Transports, Denis Lebel a proposé, en octobre,
un projet de loi en afin de s’assurer que le siège social d’Air Canada
reste à Montréal. Cependant, il n’apporte aucune définition d’un siège
social.

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