Retraite: Ottawa fait fausse route, selon la FADOQ
MONTRÉAL – En reportant l’âge d’admissibilité aux prestations de la retraite et aux allocations du Supplément de revenu garanti de 65 à 67 ans, le gouvernement créera «deux classes de citoyens» et forcera les travailleurs âgés moins nantis à s’échiner pour joindre les deux bouts, plaide la FADOQ.
Ces mesures pénalisent autant les employeurs – qui sont parfois réfractaires à embaucher ou à garder à leur emploi des personnes âgées – que les travailleurs, a plaidé le directeur général de la FADOQ, Danis Prud’homme.
Le gouvernement affirme que ces changements sont nécessaires pour assurer la viabilité à long terme du programme de la Sécurité de la vieillesse, puisque les Canadiens vivent plus vieux qu’avant.
Selon Danis Prud’homme, le système actuel était viable et le ministre des Finances «passe complètement à côté de la ‘track’» en misant sur ces réformes.
Il reproche au gouvernement d’avoir «agi en dictateur» en refusant de considérer les suggestions des groupes de défense des aînés comme la FADOQ, qui avaient proposé de mettre de l’avant des mesures incitatives pour les employeurs et les travailleurs âgés plutôt que de leur imposer cette «mesure négative».
Par exemple, il aurait été intéressant de songer à ajuster les taux d’imposition afin d’inciter les travailleurs âgés de plus de 60 ans qui le souhaitent de rester sur le marché du travail, a exposé Danis Prud’homme.