Déraillement d’un train au Nouveau-Brunswick: examen du CN du haut des airs
PLASTER ROCK, N.-B. — Des représentants du Canadien National (CN) survoleront le site du déraillement d’un train, mardi soir, au Nouveau-Brunswick, afin de déterminer avec exactitude la source d’un important incendie provoqué par l’accident.
Le porte-parole Jim Feeny a expliqué qu’une équipe allait inspecter le site de l’accident du haut des airs, à bord d’un hélicoptère, afin de mieux comprendre ce qui brûle à Wapske, une petite communauté située près de Plaster Rock, dans le nord-ouest de la province, où le train a déraillé vers 19 h, mardi.
M. Feeny a précisé que les flammes brûlaient toujours, mercredi matin, mais que l’incendie était circonscrit, ajoutant avoir besoin d’information additionnelle avant de pouvoir envoyer une équipe nettoyer le site.
L’Organisation des mesures d’urgence du Nouveau-Brunswick a indiqué que l’accident n’avait fait aucun blessé et que le nombre de personnes touchées par un avis d’évacuation était maintenant passé de 60 à 150.
Le médecin conseil en santé publique de la région a indiqué que l’incendie pouvait nuire à la qualité de l’air à l’est du déraillement. Une conférence de presse sera tenue mercredi lorsque davantage de détails seront disponibles.
Le président du CN, Claude Mongeau, a précisé mercredi matin que 17 wagons avaient quitté les rails, et que neuf d’entre eux transportaient des matières dangereuses, dont du pétrole brut qui devait être livré à une raffinerie Irving à Saint-Jean. Au total, le train était composé de 122 wagons et quatre locomotives.
M. Mongeau a indiqué que le CN n’avait pas encore déterminé de quelle façon chacun de ces wagons a été impliqué dans l’accident.
Selon M. Feeny, l’ingénieur et le conducteur, les deux seules personnes à bord du train, ont livré leur témoignage mais leurs propos n’ont pas été rendus publics.
“Nous avons déployé une équipe d’urgence complète (…) depuis Moncton, Toronto et Montréal, a-t-il ajouté. Leur priorité est de protéger les gens et l’environnement.”
La sécurité ferroviaire est devenue un enjeu important à travers le pays depuis le déraillement mortel survenu à Lac-Mégantic l’été dernier.
Steve Legace, un résident de Plaster Rock, affirme cependant que la population est moins tendue qu’elle ne l’était mardi soir, alors que plusieurs ignoraient s’ils étaient en danger.
“C’est un peu énervant, j’imagine, de savoir que nous avons ces choses qui passent à travers nos villages, sans savoir exactement ce qui est transporté dans ces véhicules, a-t-il témoigné mercredi. Les choses semblent s’être calmées et les gens ne sont pas aussi sous le choc qu’ils ne l’étaient (mardi).”
L’accident est survenu à environ 150 kilomètres au nord-ouest de Fredericton. Le convoi se dirigeait vers Moncton depuis le centre du Canada.