La politique nationale du sport pourrait voir le jour en février
La nouvelle politique nationale du sport, du loisir et de l’activité physique du gouvernement pourrait être présentée le mois prochain, selon un article du Courrier parlementaire. Cette politique mettra sur pied le plan d’action du gouvernement pour améliorer la condition physique des Québécois et favoriser la pratique d’activités physiques, récréatives et sportives, notamment à travers le système d’éducation primaire et secondaire.
Le député Sylvain Pagé, adjoint parlementaire de la ministre des Sports, Marie Malavoy, qui fait la promotion de cette politique nationale a effectué une tournée du Québec l’automne dernier pour recueillir les commentaires sur le livre vert Le goût et le plaisir de bouger: vers une politique nationale du sport, du loisir et de l’activité physique.
«Partout on nous a parlé d’accessibilité en terme d’infrastructures et d’accessibilité en terme de capacité de payer. Les bénévoles sont trop peu nombreux, pas assez formés. Il n’y a pas de piscines et les gymnases sont trop petits», affirme M. Pagé.
En contexte de déficit budgétaire, les embûches rendent toutefois la mise en oeuvre de cette politique plus difficile. De fait, il reste à convaincre le Conseil du trésor et le Conseil des ministres des bienfaits de cette politique, explique Corinne Voyer, directrice de la Coalition québécoise sur la problématique du poids.
«Il est maintenant temps que le gouvernement nous présente le fruit de son travail et sa réelle volonté d’agir en ce sens en investissant pour l’avenir. On sent que la plupart des députés sont convaincus par la nature de la politique, ce qu’on attend, c’est l’enveloppe budgétaire», affirme la directrice.
Le député Pagé est lui aussi conscient des impératifs économiques qui rallongent les délais de création de cette politique. «Il y aura une sélection à faire en fonction des contraintes budgétaires et on va écrire la politique en tenant compte de ce qu’on sera capable de livrer comme plan d’action», mentionne le député, qui se dit toutefois convaincu des bienfaits à long terme de l’investissement dans le sport, l’activité physique, la prévention et les saines habitudes de vie.
La Coalition québécoise sur la problématique du poids estime que pour chaque dollar investi en prévention, le gouvernement effectue par le fait même une économie de 5,60$ dans les dépenses en soin de la santé.
Le regroupement affirme qu’à l’échelle du Canada, seulement 7% des jeunes sont suffisamment actifs, avec un total de 60 minutes d’activités physiques par jour.