L’Agence des transports ne freinera pas la corruption, croit un syndicat
L’Agence des transports, que souhaite mettre en place le ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, ne servira pas à freiner la collusion et la corruption, croit le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ).
«Ce n’est pas une solution de créer une nouvelle structure en dehors des paramètres des lois sur la fonction publique et l’administration publique. (…) Le ministre doit garder les deux mains sur le volant», a déclaré, vendredi, la vice-présidente du syndicat, Denise Boileau, lors d’une manifestation organisée devant l’hôtel Sheraton, à Montréal. Le ministre Gaudreault y sera vendredi pour parler de cette nouvelle agence devant l’Association québécoise des transports.
La nouvelle structure doit prendre en charge l’entretien du réseau routier et la gestion des chantiers. Près de 90% des employés du ministère des Transports (MTQ) y seront assignés. Un conseil d’administration doit aussi être formé et un directeur général doit être nommé.
Avec la création de l’Agence des transports, M. Gaudreault espère limiter l’influence de la sphère politique sur les projets de transport et mieux contrôler les coûts de ceux-ci.
Le SFPQ s’oppose à la formation d’un conseil d’administration puisque, selon lui, il ne servira pas à contrecarrer les excès. Il a notamment évoqué les scandales liés à Tourisme Montréal et au CHUM.
«Même le vérificateur général a dit que les conseils d’administration ne jouent pas leur rôle, a ajouté Mme Boileau. Tout se passe entre le président et le directeur.»
D’après le SFPQ, le ministre devrait plutôt augmenter les contrôles au sein du MTQ et renforcer l’expertise interne.