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Les fraudes en ligne encore méconnues au pays

OTTAWA – Le Bureau de la concurrence Canada met en garde les citoyens contre les fraudeurs en ligne qui tentent de profiter des gens peu calés en technologie ou de ceux qui ont l’âme charitable.

Selon le Bureau, ces fraudeurs deviennent de plus en plus sophistiqués dans leur utilisation d’Internet pour arnaquer les Canadiens, en leur dérobant leur argent et leurs informations personnelles. Alors qu’elle transmettait ce message mardi, l’agence a elle-même dit avoir pu être la cible de ces virtuoses de l’arnaque.

Les fraudes les plus courantes sont désormais pratiquées via les médias sociaux Facebook, Twitter ou d’autres sites, où les arnaqueurs tentent de vendre de faux produits ou de délester les internautes de leur argent, mentionne Daniel Wilcock, sous-commissaire adjoint pour les pratiques commerciales équitables.

«Les gens peuvent être exposés à des fraudes de la part d’amis ou d’abonnés sur les réseaux sociaux dont les comptes ont été conçus spécifiquement pour promouvoir des produits frauduleux», dit-il.

Mais peu de personnes tombant dans ces pièges le signalent à la police ou à d’autres autorités. Le Centre antifraude du Canada évalue ainsi que près de 95 pour cent des cas de fraude au pays ne sont pas signalés. L’une des principales raisons ? L’embarras, dit M. Wilcock.

«Vous pouvez très bien imaginer certains types de fraudes que les gens sont moins portés à avouer. Les cas de faux rendez-vous galants ou de fausses relations amoureuses ne sont pas souvent signalés (…) les gens n’aiment pas admettre qu’ils se sont fait rouler.»

Malgré la publication, par l’agence, d’un «Guide du parfait petit fraudeur», plusieurs méthodes sont constamment raffinées, ou carrément inventées de toutes pièces pour échapper à la vigilance des autorités. La seule façon, pour la police et les autres agences, d’éviter de se laisser prendre de vitesse est de mieux informer le public.

Le Bureau de la concurrence tenait d’ailleurs mardi une «activité Twitter» pour souligner le danger de la fraude en ligne et sur les médias sociaux. Mais si l’achalandage de la discussion en ligne est un bon indicateur, l’agence devra redoubler d’ardeur pour garder le public informé à propos des menaces dans l’univers numérique: seule une poignée de participants semblaient provenir du public.

La majorité oeuvrait plutôt pour la police ou des agences gouvernementales, des groupes de protection des consommateurs, ou encore des entreprises du secteur de la sécurité en ligne.

Lors de cette même discussion en ligne, le Bureau a lancé un message d’avertissement: un hyperlien publié sur Twitter pouvait bien s’avérer être… un lien vers une page frauduleuse.

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