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Le président de la Chambre réprimande le NPD

OTTAWA – Le président de la Chambre des communes a livré un plaidoyer, mercredi, pour que les députés se comportent mieux en Chambre, le jour même où il a réprimandé le Nouveau Parti démocratique (NPD) qui a ouvertement remis en question sa neutralité lors de la période de questions.

Le chef du NPD, Thomas Mulcair, a contesté l’impartialité de M. Scheer mardi après qu’un conservateur, Paul Calandra, eut offert une réponse sans aucun lien avec sa question précise sur la mission du Canada en Irak.

La requête de M. Mulcair pour que le président intervienne est tombée dans l’oreille d’un sourd, incitant le chef à dire «Cela ne donne pas une impression très favorable de votre neutralité dans cette Chambre». À ce moment, le président de la Chambre, le conservateur Andrew Scheer, a privé le chef néo-démocrate du reste de ses questions.

Mercredi, le président a suggéré qu’il aurait pu aller plus loin, en rappelant aux députés que de remettre en question sa réputation ou ses actions peut être vu comme une violation de privilèges sujet à réprimande. Il n’a pas précisé quelle punition aurait pu être imposée.

Et puis, à moins que les députés eux-mêmes ne changent les règles, la tradition de longue date veut que le président ne puisse intervenir dans les réponses offertes durant la période de questions, a-t-il souligné.

Néanmoins, il a réitéré ses appels pour que le niveau des débats soit relevé en Chambre.

«Je suis convaincu que les Canadiens s’attendent à ce que les membres améliorent le ton et la substance des échanges de la période de questions, a-t-il déclaré. Et en tant que président, j’espère que la Chambre va relever ce défi».

M. Mulcair avait demandé la confirmation de la date de la fin de la contribution du Canada à la mission en Irak.

Paul Calandra, qui est le secrétaire parlementaire du premier ministre, avait répondu en citant la position du NPD sur Israël et des remarques supposément faites par un employé néo-démocrate à ce sujet dans les médias sociaux.

Mercredi, c’est James Bezan, le secrétaire parlementaire du ministre de la Défense Rob Nicholson, qui a évité la question de M. Mulcair sur le même sujet, tout en confirmant que la fenêtre de 30 jours pour la mission en Irak avait débuté le 5 septembre.

Le gouvernement fédéral a répété maintes fois qu’il allait réévaluer la mission avant que la période de 30 jours soit écoulée. Le premier ministre Stephen Harper a toutefois révélé mercredi, lors de son passage à New York, que les États-Unis avaient déjà demandé au Canada d’en faire encore plus contre le groupe État islamique.

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