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Le couperet tombe dans la lutte à l’itinérance

Photo: Yves Provencher/Métro

Des élus et des groupes communautaires ont lancé un cri du cœur jeudi à Montréal pour dénoncer la coupure du financement au Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM).

Une centaine de manifestants se sont rassemblés devant le complexe Guy Favreau vers 11h. «L’itinérance grimpe à Montréal, couper les groupes d’aide n’est pas normal», ont-ils scandé.

Pourtant, l’argent pour la lutte à l’itinérance n’a pas été coupé lors du dernier budget. En ce sens, l’Agence de santé et des services sociaux de Montréal et un comité fédéral-provincial avaient recommandé l’octroi d’une subvention de 160 000 $ au RAPSIM pour les deux prochaines années. Cette demande a été refusée, suscitant l’incompréhension des acteurs du milieu.

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Cette décision est complètement arbitraire, selon la députée néodémocrate d’Hochelaga, Marjolaine Boutin-Sweet. «C’est idéologique, a t-elle affirmé lors d’une allocution pendant le rassemblement. Qui connaît la situation de l’itinérance à Montréal, l’Agence de santé ou la ministre Finley?»

Pour le RAPSIM, l’abolition du financement du gouvernement fédéral se traduit par la mise à pied d’employés qui coordonnent la lutte à l’itinérance à Montréal. «Notre travail a fait ses preuves, a fait valoir le coordonnateur du RAPSIM, Pierre Gaudreau. On veut nous couper les ailes. Notre réponse, c’est non!»

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