National
17:29 3 mai 2012 | mise à jour le: 3 mai 2012 à 20:35 temps de lecture: 3 minutes

La CLASSE répond à Québec

La CLASSE répond à Québec
Photo: 4 Windows

La CLASSE a présenté, jeudi, ses propositions de financement pour sortir de la crise étudiante et tendre vers une gratuité scolaire. «La hausse des droits de scolarité n’est pas inévitable et on croit que le débat est surtout sur la façon de financer nos universités», a affirmé Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE).

Alors que le gouvernement a fermé les portes à une reprise des négociations, la CLASSE met en avant son propre plan pour financer les universités québécoises.

Le premier objectif de ce plan est de revenir au gel des droits de scolarité. La CLASSE propose pour cela de transférer une partie des fonds alloués à la recherche vers l’enseignement. Près de 142 M$ seraient en jeu. L’organisation justifie ce transfert par le fait que 26,2 % des budgets universitaires québécois profitent à la recherche, alors que ce taux n’est que de 21,5 % dans le reste du Canada.

La CLASSE fait valoir que la recherche universitaire est présentement tournée vers les découvertes commercialisables et qu’il est plus judicieux de se concentrer sur l’enseignement.

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Dans un même temps, la CLASSE veut mettre fin aux 18 M$ de dépenses annuelles en publicité des universités. Elle souhaite aussi geler les rémunérations et l’embauche des cadres universitaires et établir un moratoire sur la construction de campus satellites. «Ces projets immobiliers mégalomanes n’ont pour seul objectif que de voler la clientèle des autres universités», a dénoncé M. Nadeau-Dublois.

À plus long terme, la CLASSE exige que soit mis en place des États généraux sur les universités dès l’automne 2012: «le temps que les esprits se calment», a précisé Gabriel Nadeau-Dubois. À l’issue de ces États généraux, la Classe aspire à l’abolition des droits de scolarité et l’instauration de la gratuité scolaire au Québec.

La gratuité pourrait, selon la CLASSE, être financé par une taxe progressive sur le capital des institutions financières de 0,7 %. Cet impôt permettrait à Québec de récupérer plus de 410 M$.

Retour à la situation de 2007
La CLASSE a fait valoir qu’une redirection complète de ce qu’elle considère être un surfinancement de la recherche universitaire permettrait d’annuler la hausse de 30 % des frais de scolarité survenus en 2007.