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19:41 19 juillet 2015 | mise à jour le: 19 juillet 2015 à 22:36 Temps de lecture: 2 minutes

Un ancien travailleur temporaire réclame 50000$ en salaire impayé

Un ancien travailleur temporaire réclame 50000$ en salaire impayé
Photo: Chantal Lévesque/Métro

Un ancien travailleur temporaire guatémaltèque congédié sans motif valable par l’entreprise Savoura et déporté en 2008 a lancé dimanche une campagne pour obtenir un dédommagement et des excuses.

Noe Arteaga Santos, qui est résident permanent depuis deux ans au Canada, réclame 50 000$ en salaire impayé depuis son congédiement.

C’est que Savoura a déclaré faillite en mars 2015, peu après qu’une arbitre du Tribunal du travail lui a donné raison, en décembre 2014, et avant qu’un accord de compensation ne soit conclu entre lui et l’entreprise.

La marque Savoura a été achetée par les Serres Sagami en avril dernier. M. Arteaga Santos affirme ne pas avoir été en contact avec cette entreprise.

«Même si les tomates Savoura sont encore en vente et que l’entreprise qui a acheté la marque peut encore faire des profits avec ce nom, on lui permet d’échapper à ses responsabilités», a déploré dimanche en point de presse Rosalind Wong, de Solidarité sans frontières.

«Noe [Arteaga Santos] est un exemple très représentatif du pouvoir qu’a l’employeur sur les travailleurs et travailleuses temporaires étrangers qui viennent travailler ici.» – Helena Sanchez, représentante de l’Association des travailleurs et travailleuses étrangers temporaires

Selon la décision de l’arbitre, M. Arteaga Santos a été congédié après avoir organisé une grève d’une demi-heure en juillet 2008, pour que l’entreprise conduise un de ses collègues malades à l’hôpital. L’homme avait finalement été amené à l’hôpital, et avait obtenu son congé le jour même.

«Presque tous les travailleurs étaient fâchés, mais c’est moi, en tant que porte-parole, qui a été visé, a témoigné M. Arteaga Santos. Une demi-heure, ce n’est pas beaucoup, mais c’est à cause de ça que j’ai été congédié.»

Le 6 août 2008, ce dernier avait reçu un appel du consulat du Guatemala l’informant que Savoura ne requérait plus ses services, et qu’il devait retourner dans son pays natal.

Il a été impossible pour Métro de contacter Savoura ou les Serres Sagami, dimanche.

La campagne de Noe Arteaga Santos

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