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La FAE rompt les négocations

Les enseignants de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) ont quitté mardi la table sectorielle de négociation où était discuté leurs conditions de travail. Ils n’excluent plus aucun moyen de pression pour faire valoir leur point de vue.

«Nous n’accepterons pas une détérioration de nos conditions de travail», a lancé le président de la FAE, Sylvain Mallette.

Depuis le mois de janvier, les enseignants ont rencontré à 64 reprises les négociateurs du gouvernement au sujet de leurs conditions de travail. Aucune avancée n’a été réalisée au fil des pourparlers.

La FAE réclame un allègement de la tâche enseignante et un réinvestissement en éducation. Elle reproche au gouvernement de vouloir négocier à coût nul, en réaffectant les ressources plutôt qu’en déliant les cordons de la bourse.

«On pense qu’il y a une amélioration nécessaire pour l’ensemble des élèves et des enseignants, a dit le responsable de la négociation au sein de la FAE, Martin Lauzon. On ne peux pas demander aux enseignants de la FAE de choisir quels enseignants et quels élèves seront sacrifiés.»

De nouvelles offres patronales ont récemment été présentées. Elles proposent notamment de ne pas augmenter les ratios maître-élèves sans bonifier les budgets, de mettre sur la glace l’abolition de près de 800 postes de professionnels et de réviser les pondérations a priori des élèves en difficultés.

«[Ces] ouvertures du gouvernement consistaient à retirer des offres qui étaient inacceptables au départ, a dit M. Lauzon. Il n’y a pas d’avancée pour les enseignants.»

«C’est aux tables de négociation que les enjeux vont se régler», a indiqué pour sa part l’attachée de presse du ministre Blais, Julie White. Elle a ajouté que «les besoins des enfants sont au cœur des préoccupations du gouvernement», mais qu’il y a un cadre budgétaire à respecter.

Les huit syndicats de la FAE se rencontreront lundi prochain pour décider de la suite des choses. «Tout est sur la table, a répondu M. Mallette lorsque la grève générale illimitée a été évoquée en conférence de presse. Il a précisé que ses membres «n’ont pas peur de grand chose» et que «le gouvernement a intérêt a comprendre le message [qu’ils] leur envoie». Une rencontre entre le ministre de l’Éducation, François Blais, et les dirigeants de la FAE pourrait aussi avoir lieu au début de la semaine prochain.

Depuis la rentrée scolaire, les enseignants de la FAE ont débrayé pendant deux jours. Ils ont déjà donné le mandat à leurs dirigeants syndicaux d’organiser une troisième journée de grève. La date n’a pas encore été annoncée.

Parallèlement à la suspension de ces discussions, la FAE continue de négocier la rémunération de ses membres et leurs régimes de retraite à la table intersectorielle de négociation, aux côtés de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec. De nouvelles offres doivent d’ailleurs être déposées vendredi.

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