Voler 2 sacs de chips est un motif suffisant pour être congédié
La Cour supérieure du Québec a tranché en faveur de l’entreprise des croustilles Yum Yum dans l’affaire d’un employé congédié après avoir volé deux sacs de chips.
Cette décision, rendue le 13 novembre dernier, renverse une décision d’arbitrage qui avait tranché en faveur de l’employé et de son syndicat, qui jugeaient le congédiement trop sévère pour la faute.
Le 2 décembre 2014, un employé de l’usine de Yum Yum à Warwick a été surpris par un autre employé en train de voler des sacs de croustilles. Trois jours plus tard et à la suite d’une rencontre avec les ressources humaines, l’employé est licencié.
Le Syndicat dépose un grief, jugeant la faute insuffisante pour un renvoi. La cause va en arbitrage en juillet dernier et l’arbitre accueille partiellement le grief et remplace le congédiement par une suspension de six mois.
Toutefois, la juge Manon Lavoie de la Cour supérieure a jugé pour sa part que l’arbitre de grief avait changé la sentence sans présenter de circonstances atténuantes et que l’employé avait commis plus qu’une faute, ayant donné des explications fausses et n’ayant manifesté aucun regret.
La juge a donc annulé la décision de l’arbitre et spécifié que «le Tribunal retient qu’il est manifeste que les gestes posés par le Salarié constituent une cause juste et suffisante de congédiement.»