Agglomération: entente sur la tarification de l’eau et le financement du centre-ville
Les maires de l’agglomération de Montréal ont conclu vendredi une entente afin d’augmenter la contribution des villes liées au développement du centre-ville tout en établissant un nouveau partage des dépenses liées à l’eau potable basé sur la consommation et non plus la valeur foncière des municipalités.
Ces deux enjeux étaient la source de discorde entre les maires des municipalités et la Ville de Montréal depuis la création de l’agglomération en 2005.
«Avec cette entente, c’est un nouveau chapitre qui s’ouvre dans l’histoire de Montréal. Nous en sommes arrivés à une entente mutuellement profitable, indique le maire de Montréal, Denis Coderre. Il était primordial de mettre ces différents derrière nous afin que tous reconnaissent le rôle de locomotive économique de Montréal et de son centre-ville et que chacune des municipalités se sente traitée avec équité».
«C’est une très bonne nouvelle. Ce sont des dossiers qui depuis longtemps posaient des problèmes. Il manquait d’équité dans le dossier de l’eau potable», dit le maire de Beaconsfield, George Bourelle.
Les dépenses de fonctionnement relatives à l’exploitation, la production et la distribution de l’eau potable seront, à partir de l’an prochain fixées en fonction de la consommation totale des municipalités et non plus selon leur valeur foncière qui ne reflétait pas les coûts réels.
«Pour nous, il est important d’adopter les meilleures pratiques environnementales. En tarifant l’eau entre les municipalités, il y aura une motivation pour en réduire la consommation», avance le président de l’Association des municipalités de banlieue de Montréal et maire de Westmount, Peter Trent.
Calcul simplifié, contribution augmentée
La planification d’investissements sur dix ans effectuée dans le cadre du plan montréalais d’immobilisations a permis à la Ville-centre d’envisager à long-terme la contribution demandée aux villes liées pour le développement du centre-ville de Montréal.
Ces sommes qui fluctuaient d’année en année faisaient jusqu’à maintenant partie des quotes-parts générales que la Ville-centre percevait. La contribution passera de 6 M$ à un montant fixe de 8 M$, indexé chaque année à partir de 2017.
«La nouvelle entente va grandement simplifier la planification budgétaire pour les villes liées, soutient la mairesse de Sainte-Anne-de-Bellevue, Paola Hawa. Avant, on ne savait jamais combien l’agglomération allait dépenser pour le centre-ville».
L’entente conclue vendredi entrera en vigueur en 2017 si elle est approuvée par Québec.