Éducation
12:00 29 septembre 2020 | mise à jour le: 29 septembre 2020 à 10:19 temps de lecture: 3 minutes

Des écoles nomades pour faciliter les rénovations au CSSMB

Des écoles nomades pour faciliter les rénovations au CSSMB
Photo: ArchivesLes écoles nomades pourront accueillir jusqu’à douze classes pendant les travaux de rénovation de leur établissement.

Des écoles nomades seront implantées sur le territoire du Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSSMB) selon les besoins afin de relocaliser les élèves dont l’établissement subira des travaux. Le but est de fournir un environnement sécuritaire.

Une douzaine de classes modulaires temporaires seront construites sur le terrain ou près d’une école de manière centralisée dans un quartier. Elles devraient être en mesure d’accueillir des élèves pour une durée variant entre six mois à cinq ans, selon l’ampleur des projets de rénovations de leurs écoles.

«L’idée est de pouvoir conduire des travaux de façon efficace, rentable et d’offrir de belles écoles à nos élèves, dans un temps beaucoup plus rapide que si l’on devait faire des rénovations sur quatre ans.» – Marc Prescott, directeur du SRM au CSSMB.

Cela permettra de poursuivre les travaux de mise à niveau au-delà de la période estivale, alors que les écoles sont vides. «On sait que la moitié de nos bâtiments ont besoin d’un bon coup de pouce pour atteindre les objectifs du ministère», explique le directeur du service des ressources matérielles du CSSMB, Marc Prescott.

En procédant ainsi, les échéanciers pourront être plus serrés, en plus d’éviter les inconvénients de bruit ou de poussière, notamment.

«On est confronté à une réalité d’espace et de rénovations d’immeubles. On a trouvé une façon rapide de regrouper douze classes d’enfants pour faire les travaux et pour qu’ils puissent réintégrer [l’école] le plus rapidement possible», souligne Éric Morissette, professeur agrégé au département d’administration et fondements de l’éducation de l’Université de Montréal (UdeM).

Les risques sont nombreux pour la santé et la sécurité, autant pour le personnel que les élèves, si une école problématique n’est pas prise en charge rapidement. «Laisser les enfants dans des milieux qui ne sont pas rénovés, contaminés et qui ne sont pas au goût du jour, ça pourrait [être dommageable pour eux]», admet M. Morissette.

Une fois les travaux terminés, l’école nomade sera démantelée puis installée dans un autre quartier.

Accès facile

Les nouvelles installations temporaires pourraient accueillir six ou sept établissements en alternance, le temps des rénovations.

«On va évaluer un rayon sur un temps de transport pour être capable de maintenir les mêmes habitudes scolaires pour les enfants et les parents», précise M. Prescott.

Le CSSMB assure que les services éducatifs et les services de garde, notamment, demeureront accessibles pour les élèves. D’ailleurs, les terrains appartenant au CSSMB et qui sont proches des établissements concernés par les travaux pourraient être priorisés.

«On pourra partager certaines infrastructures comme la cour d’école ou un gymnase», mentionne le directeur.

Le projet, financé par le ministère de l’Éducation, est évalué à 14 M$. Les premières écoles nomades devraient être mises en place dès l’été prochain.

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