Cali en toute intimité
On se souvient encore de la performance survoltée que Cali avait offerte en plein air aux dernières FrancoFolies. L’artiste originaire de Perpignan est de retour, cette fois-ci pour un spectacle piano-voix.
Métro s’est entretenu avec le sympathique chanteur à quelques jours de ses deux concerts à Montréal.
Voilà cinq fois que vous offrez un concert aux Franco-Folies de Montréal; est-ce devenu un passage obligé?
Ça fait encore plus de fois que je pars en tournée au Québec! Je suis vraiment très flatté. Déjà l’an dernier, les Francos m’avaient fait cet énorme cadeau qu’était le gros concert rock extérieur, et quand ils m’ont rappelé cette année, j’ai été très touché. Dès la première fois où j’ai mis les pieds au Québec, je m’y suis senti bien.
Qu’est-ce qui vous y a tant plu?
Il y a une telle mixité des gens et des cultures… Quand on se promène à Montréal, on regarde à gauche, et c’est les États-Unis, à droite, et c’est l’Europe! Et il y a aussi un vrai amour de la chanson en français. Le public est très connaisseur. Si on donne un bon concert, il nous le dit, et s’il est mauvais, il le dit aussi…
Après avoir offert un concert rock extérieur l’an dernier, vous vous tournez maintenant vers quelque chose d’intimiste, en duo avec Steve Nieve, dans une petite salle… Vous aviez envie d’aller d’un extrême à l’autre?
J’ai adoré la tournée électrique, mais cette fois-ci, j’ai la chance d’être sur la route avec Steve Nieve, un grand pianiste qui a joué pour Elvis Costello, David Bowie… On a revisité tout mon répertoire, et c’est une émotion tellement différente que j’ai hâte de montrer ce que ça donne au Québec. Il a arrangé mes chansons à sa manière. On a développé une vraie complicité et on laisse une grande place à l’improvisation. Donc, chaque spectacle est différent.
Vous jouez vous-même du piano, vous auriez donc pu choisir de faire carrément une tournée en solo…
Il y a quelque chose d’intéressant avec le duo. Ce n’est plus Cali, c’est Cali et Steve Nieve, c’est comme si on montait au début de chaque concert dans une barque qui va dans tous les sens. Parfois la mer est calme, parfois elle est agitée, et puis on arrive au bout du voyage, toujours vivant et heureux, et ça, ça se partage à deux.
Cette tournée souligne par ailleurs vos 10 ans de carrière. Est-ce que cela vous a permis de redécouvrir vos propres chansons?
Oui, parce que j’avais décidé de jouer des pièces qu’on n’avait jamais jouées ou qu’on avait seulement incluses dans la toute première tournée, et aussi, bien sûr, les plus gros succès, les chansons que les gens aiment; sauf qu’on les arrange de façon différente. Pour moi, c’est comme si elles étaient tout à fait nouvelles.
Quel est votre sentiment par rapport à ces pièces que vous n’aviez plus jouées depuis longtemps?
Je me rends compte que je suis fier de tous mes disques. Je suis arrivé un peu tard et j’ai pu essayer des choses avant. Chaque album est un peu comme un polaroid de ma vie, alors ce concert, c’est comme si je regardais un album photo avec le public.
De retour cet automne
Comme depuis 10 ans, Cali lance un album tous les deux ans, et comme son précédent opus, La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon cœur, est paru en novembre 2010, le créatif musicien est-il sur le point de nous offrir quelque chose de nouveau? «Je suis en train de finir mon nouveau disque, il devrait sortir cet automne», confirme-t-il.
La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon cœur avait un style résolument rock, mais Cali dit avoir été influencé par sa tournée avec Steve Nieve pour la composition du prochain. «Ce sera beaucoup plus d’acoustique, la voix est vraiment mise en avant, et il y a des textes encore plus personnels que d’habitude.» À cet automne!
Cali avec Steve Nieve
À L’Astral
Vendredi et samedi à 19 h 30