Culture

Cette semaine, Métro craque pour En cavale, l’expo Marc Séguin: Atemporalités, Attentat…

Cette semaine, Métro craque pour En cavale, l’expo Marc Séguin: Atemporalités, Attentat…
Photo: InformAction/collaboration spéciale

Cette semaine, Métro craque pour…En cavale, l’expo Marc Séguin: Atemporalités, les séances de minuit au Parc, Petit pays, Attentat, les pubs de voitures qui aident la culture et Thundercat.

1. En cavale
La vie n’a peut-être pas fait de cadeau à P.O., à Scoobey et à Simon. Mais avec ce documentaire, Mathieu Arsenault leur en fait un gros. Et inversement. Filmant ses trois protagonistes, chacun séparément, dans les années qui ont suivi leur sortie du centre jeunesse où ils ont passé leur adolescence, le réalisateur montre que sous les carapaces de toughs de ces gars marqués par leur parcours et pas toujours fiers de leurs actions, on trouve une curiosité insatiable, un désir de s’en sortir, une force à tout casser. Teinté, en filigrane, d’une ode à la liberté, En cavale, c’est un appel à regarder derrière la façade, à ne pas abandonner ceux qui traversent des phases difficiles, à donner un coup de main à ceux qui l’ont eu plus rough. À juste essayer de comprendre, de compatir. En première ce soir aux Rendez-vous du cinéma québécois et en salle lundi.  (Natalia Wysocka)

2. L’expo Marc Séguin: Atemporalités
Par où commencer pour découvrir l’œuvre riche et variée du peintre, auteur et cinéaste Marc Séguin? En allant faire un tour à l’Arsenal, qui présente une sélection de ses créations en trois temps, chacun évoquant l’univers de ses trois romans : La foi du braconnier, Hollywood et Nord Alice. La galerie d’art a suspendu au plafond de cet ancien hangar pour avions de Griffintown quelques dizaines de toiles et des extraits de textes de l’artiste, entre lesquels on circule. La visite est courte, mais elle permet de se familiariser avec l’univers de Séguin, dont on apprécie particulièrement les textures et la réflexion sur la nature. Jusqu’au 11 mars. (Marie-Lise Rousseau)

3. Séances de minuit au Parc
Le cinéma nocturne est de retour. Le Cinéma du Parc lance dès ce soir son concept Minuit au Parc. Tous les vendredis et tous les samedi des mois de mars et d’avril, des films de tous les horizons seront présentés à 23 h 30. La première œuvre mise en vedette sera Mad Max Fury Road : Black & Chrome. D’autres films-cultes, dont Eraserhead en 35mm et Videodrome, ainsi que des nouveautés font partie de la programmation. (Mathieu Horth Gagné)

4. Petit pays
Ce petit pays, c’est le Burundi, déchiré par la guerre civile, comme tous ses voisins de l’Afrique des Grands Lacs. Une population plus nombreuse que le Québec, mais une superficie 60 fois plus petite. Dans ce roman inspiré de ses origines, Gabriel Faye nous plonge, avec sa poésie aux 1 000 images, dans l’année et quelques mois où la vie d’un enfant de père français et de mère rwandaise réfugiée bascule de l’insouciance à l’horreur. Page après page, la violence se rapproche de la bulle du narrateur, qui finit par exploser. La jeunesse n’a plus des mangues dans ses mains, mais des grenades. Une grande lecture. En librairie. (Baptiste Barbe)

5. Attentat
Attentat, c’est une succession d’extraits de poèmes engagés d’auteurs québécois contemporains brillamment mis en scène par Gabrielle et Véronique Côté. Les 49 extraits récités en divers tableaux coulent comme s’ils avaient été écrits d’un trait pour en faire un tout homogène. La mise en scène est dynamique et surprenante de créativité. Une pièce plus qu’à propos quand on pense au climat social mondial et national actuel de désabusement politique et de paranoïa xénophobe. Petit bémol : pourquoi ne pas avoir intégré des textes de néo-Québécois ou en avoir fait réciter par des comédiens issus de minorités visibles? (Rachelle Mcduff)

6. Les pubs de voitures qui aident à la culture
Oui, la pub peut parfois être utile à la culture. La preuve : grâce à la Hyundai Tucson, on a découvert qui se cache derrière la magnifique chanson One Day. Non, il ne s’agit pas d’une Janis Joplin ressuscitée, mais d’Asaf Avidan, un animateur graphique israélien qui a découvert la musique, sur le tard, après une déception amoureuse. Sa chanson avait remporté un immense succès en 2008. On vous met d’ailleurs au défi d’aller l’écouter sur YouTube et sans verser de larmes. (Mathias Marchal)

7. Thundercat
Thundercat, c’est Stephen Bruner, bassiste et producteur renommé qui a, entre autres, apposé sa griffe sur To Pimp a Butterfly, de Kendrick Lamar. Collaboration fructueuse et réussie. Qui se poursuit encore puisque le rappeur vient faire son tour sur Walk on By. Une pièce tirée de Drunk, le tout nouveau – et troisième – album studio du Chat du Tonnerre. Y apparaissent aussi Wiz Khalifa sur Drink Dat, qu’il commence en toussant, ahem, et Pharrell sur The Turn Down, morceau planant favorisant les rapprochements. Tout le disque du musicien de L.A., paru sous étiquette Brainfeeder, baigne dans ce mélange de jazz, de funk et de soul, aux touches décalées et parfois humoristiques, comme en témoigne le conseil chanté qui résonne pendant Captain Stupido : «Brosse ta barbe, va te coucher.» Ça revigore. (Natalia Wysocka)

On se désole pour…

La bourde aux Oscars
Ce qui est vraiment dommage dans le fait qu’il y ait eu une erreur lors de la remise de l’Oscar du meilleur film, dimanche dernier, c’est que les artisans derrière Moonlight n’ont pas eu droit à leur vrai moment de gloire à cause de la confusion qui régnait sur la scène. Il ne faut pas oublier non plus les gens de La La Land, qui se sont fait arracher le cœur en direct à la télé. Mais une chose est sûre, Faye Dunaway et Warren Beatty ne méritent pas d’être critiqués.  (Mathieu Horth Gagné)