Soutenez

Critique CD: Mardi noir, Samuele, Mastodon et Johanna Sillanpaa

écouteurs musique critiques CD Photo: Getty Images/iStockphoto

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Mardi noir, Samuele, Mastodon et Johanna Sillanpaa.

Décoiffant
Mardi noir
L’oeil de la tempête
Note:

Rock-punk-garage n’est pas synonyme de tout croche. L’œil de la tempête, le petit dernier, après une attente de cinq ans, de Mardi Noir, en est la preuve. Les rockeurs montréalais offrent 10 pièces décoiffantes à souhait, mais vraiment bien ficelées – la 11e chanson est une ballade mélancolique où le violon est roi, et qui clôt l’album à la perfection. Les coups de cœur ne manquent pas. On a un faible pour le côté un peu Gros Mené des Vacarmes. L’album est sorti le 17 mars. Si nous sommes en retard de (presque) un mois dans notre critique, il doit bien y avoir des gens en retard dans leur écoute. Dépêchez-vous, c’est ben bon!

– Mathieu Horth-Gagné

Inspirant(E)
Samuele
Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent
Note:

Avec un titre comme Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent, on s’attendait à un album militant aux textes forts. C’est exactement ce que livre l’auteure-compositrice- interprète et multi-instrumentiste montréalaise Samuele, qui a remporté le dernier Festival international de la chanson de Granby. Dans un style folk-rock badigeonné de spoken word, ille utilise sa plume acérée pour traiter de féminisme, de peine d’amour, de dépression sans jamais être déprimant. Avis aux intéressé(Es) : ille offrira un spectacle gratuit le 13 mai au parc Jean-Duceppe.

– Rachelle McDuff

Relâchement
Mastodon
Emperor of Sand
Note:

Si la bête s’est adoucie dans les dernières années, elle n’en demeurait pas moins fidèle au métal brut et sophistiqué qui l’a fait connaître. Pour la première fois, le quatuor d’Atlanta sacrifie sur Emperor of Sand (son septième album) une part de son identité sur l’autel du rock radiophonique (la pièce Show Yourself en est un triste exemple). Plusieurs chansons démarrent en trombe, sur un de ces riffs bien gras dont Mastodon a le secret, pour ensuite sombrer dans une léthargie où le groupe semble devoir reprendre son souffle. On ne peut en vouloir aux artistes de chercher à évoluer, mais on ne s’attend pas non plus à ce qu’ils tentent d’épargner les oreilles sensibles.

– Maxime Huard

Douceur
Johanna Sillanpaa
From This Side
Note:

Johanna Sillanpaa est de retour sur un album solo très réussi. Évoluant dans l’univers du smooth jazz, la Suédoise d’origine propose 11 chansons (presque toutes d’amour ou sur le thème de) qui mettent en valeur sa technique de chant impeccable. L’album est la trame sonore parfaite d’une soirée romantique, souper aux chandelles et feu de foyer inclus. Mais justement, peut-être s’écoute-t-il trop facilement? Les morceaux se ressemblent beaucoup, on a l’impression d’écouter plus qu’une fois la même chanson. Il faut prêter une oreille très attentive pour apprécier toutes les subtilités dans le rythme.

– Virginie Landry

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.