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Les airs «nature» de François and the Atlas Mountains

Photo: Lola PERTSOWSKY

Premier groupe français à avoir signé avec le réputé label Domino, François and the Atlas Mountains débarque à Montréal pour faire danser et planer les festivaliers.

Au départ, François Marry était seul, sans ses montagnes. L’artiste originaire de Charente-Maritime écrivait des chansons pour lui-même, juste comme ça. «C’était toujours très intime, personne ne connaissait vraiment le projet, raconte-t-il de sa voix douce lorsque nous le joignons au téléphone. J’ai sorti mes premiers disques en autoproduction, en vinyle. Je ne pensais pas un jour être exposé au grand public! Mais j’aime beaucoup ça. Ça me rassure. J’ai l’impression que je ne fais pas de la musique pour rien!»

Certain qu’il n’en fait pas pour rien. Avec ses compositions ensoleillées et hippie-chic, sa formation a non seulement séduit le label Domino, sous lequel il a sorti le très bien accueilli E Volo Love, mais aussi plusieurs fidèles, dont le cercle ne cesse de grandir.

Il faut dire que le jeune homme et ses comparses proposent des airs universels, remplis d’espérance. «C’est aussi une des raisons pour lesquels j’aime beaucoup jouer en live, dit le leader de la bande. Parce que je sens que je peux apporter le fruit de mon espoir au public.»

Le groupe qui, comme le veut la légende urbaine, donne d’excellents spectacles, a bien hâte de venir jouer au Jazz. Et ce, peu importe le temps qu’il fera. «Je suis toujours prêt à m’adapter, lance avec enthousiasme Marry. Si on joue dans un petit théâtre, j’aime bien interpréter des morceaux plus doux, mais quand on joue sur des grandes scènes en extérieur, j’aime bien faire un effort pour que la musique soit plus dansante!»

Très influencé par les lieux où il a vécu, que ce soit à Bristol, où il a passé quelques années, ainsi que la région de Charente-Maritime d’où il vient, François parle beaucoup de la nature dans ses textes. «Quand j’écoute par exemple Portishead ou Tricky, j’aime beaucoup imaginer les ports industriels où les musiciens ont traîné. Pareil, quand j’écoute Debussy, j’aime beaucoup imaginer Paris au 19e siècle. J’adore inventer les paysages derrière les musiciens. En retour, mes compositions se nourrissent beaucoup de paysages que j’ai vus. La région où j’ai grandi, ce n’est pas Biarritz; il y a un côté très calme et préservé que j’aime transmettre dans mes chansons…»

François and the Atlas Mountains
Sur la scène Bell
Lundi à 22 h

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