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Les 7 doigts de la main présente Séquence 8

Photo: Ann Paré

La célèbre troupe Les 7 doigts de la main ouvrira le festival Montréal complètement cirque avec sa nouvelle création, Séquence 8.

Quand on assiste à un spectacle des 7 doigts de la main, on ne va pas voir que des prouesses physiques; on va à la rencontre des artistes derrière ces tours de force. Et cet aspect est peut-être encore plus important dans le huitième spectacle de la troupe, Séquence 8, qui est très axé sur «l’autre», explique Sébastien Soldevila, metteur en scène et fondateur de la troupe.

«Shana Carroll, ma co-metteure en scène, et moi proposons un spectacle sensuel – pas sexuel, précise l’artiste. Il y a toute une réflexion sur la relation à l’autre, comment l’autre nous définit, comment on se définit pour l’autre et par l’autre… On a beaucoup de numéros qui normalement seraient individuels et auxquels on a incorporé l’ensemble de la troupe. Il y a une grosse recherche chorégraphique, on a passé beaucoup de temps là-dessus et on en est assez fiers. On voulait un spectacle très dansé.»

Pour Séquence 8, les deux metteurs en scène ont réuni une équipe avec laquelle ils travaillent depuis quelques années, soit dans des cabarets, soit à l’École nationale de cirque. La proximité qui s’est créée avec les huit jeunes artistes a été bénéfique, puisque le spectacle a été conçu en partie par improvisation. «Shana et moi, on avait une structure dans notre tête en matière de mouvements et de transitions, explique Sébastien Soldevila. Il y avait des choses qui étaient écrites avant, et puis il y a des choses qu’on a trouvées sur le moment. Colin Davis, un des interprètes, a à dire beaucoup de textes qui ont été écrits dans l’improvisation, en déconnant. Ça permet de dégager, dans le mouvement ou les mots, un certain naturel. C’est toujours délicat de passer de l’impro à une chorégraphie figée; c’est ça qui a été le boulot difficile, de prendre l’essence de l’improvisation et en garder le naturel.»

Encore une fois, la musique prend une importance capitale – «on est très contents de la bande sonore, qui est assez éclectique, de la pop indie-rock très peu connue», dit Soldevila –, et la mise en scène est toujours assez épurée, afin que les interprètes soient bien mis à l’avant-plan. «Ce qu’il faut comprendre, c’est que le public, quand il va voir des prouesses techniques, éprouve un certain détachement, puisque ce sont des choses que la plupart des gens ne font pas, rappelle le metteur en scène. Donc, quand on s’attache à un artiste, ça rapproche le public de la performance. On commence à avoir peur pour lui; ça offre un degré de lecture très intéressant.»

Séquence 8
À la TOHU
Du 5 au 15 juillet

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